Texte : Matthias Arguel – Insalubres, c’est le dénominatif que l’on pourrait donner aux quais surplombés par le cours d’Herbouville. Quand on descend les escaliers pour arriver à hauteur du Rhône, les Lyonnais semblent être téléportés sur les rives du Gange tant le quai ressemble à une véritable décharge publique.
Alertés par Haribo, un fidèle lecteur, nous nous sommes rendus à la frontière de Lyon et de Caluire et Cuire. Visibles depuis le pont Winston Churcill, les quais sont visiblement bien occupés. Le lieu si tranquille et propice à la balade s’est transformé en une décharge urbaine après avoir longuement accueilli un campement de sans-abri.
Une gestion qui laisse à désirer
Sur place, le spectacle est désolant, bien loin de l’image d’une ville verte et agréable vendue par les écologistes. Au pied des murs tagués, des canettes de bière jonchent le sol. Il s’agit là d’un classique de certaines zones urbaines. Mais surprenant, on peut y trouver un cadie, une borne de commande tactile présente dans les fast-foods, des couches, une poubelle estampillée Grand Lyon, un médecine ball ou une valise.
Selon nos confrères du Progrès, les VNF (Voies Navigables de France) avaient pourtant fait nettoyer les lieux. Autant dire que ce nettoyage n’aura pas suffi. Ou que les services de nettoyage de la Métropole de Lyon sont aux abonnés absents. Dans la droite ligne des autres déchetteries qui prospèrent depuis 2020, au sein même du parc de la Tête d’Or (sous responsabilité de Grégory Doucet) ou dans les quartiers périphériques de Villeurbanne (sous mandat écolo-socialiste).
Ce quai est représentatif du mandat écologiste
Une chose est sûre, le budget consacré aux pistes cyclables a visiblement pris l’avantage sur des aménagements censés réellement améliorer la vie de quartier. L’arrivée prochaine de la Voie Lyonnaise 6 motivera peut-être les écologistes à mettre en valeur son environnement immédiat.
Du côté des riverains, on espère que les quais ne seront pas oubliés. Tout le monde a en mémoire le triste destin de la nouvelle forêt urbaine de Saint-Priest plantée par l’écologiste Bruno Bernard.























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