Texte : Morgan Couturier – Ses intentions étaient connues depuis des mois, mais Gilles Gascon a officialisé sa candidature pour les élections municipales de mars 2026. Le maire san-priot brigue un troisième mandat, avec pour priorité absolue la sécurité.
Les discours semblaient toujours écrits en ce sens, avec une pointe de conjugaison au futur simple laissant entendre une volonté de continuer. De voir au-delà de 2026, malgré douze années d’exercice. Alors l’avenir, Gilles Gascon entend bien l’écrire du côté de Saint-Priest, cette ville où il est né, a grandi et a « bâti sa vie ». Et où il se voit officiellement poursuivre sa carrière politique.
« Saint-Priest, c’est mon histoire, notre avenir », expose l’édile, à l’heure de cocher sur papier, sa candidature. Six ans après avoir facilement rempilé à la tête de la mairie, en s’imposant dès le premier tour, l’édile espère à nouveau convaincre, fort d’un engagement pour sa ville qu’il dit « plus fort que jamais ».
« En 2026, je viendrai vers vous avec un projet solide, concret et tourné vers l’avenir, à travers lequel chaque euro investi doit avoir un sens : bénéficier directement aux San-Priots », présente le maire sortant.
Sous sa coupe, cet ancien bastion de la gauche socialiste est devenu une ville attractive, « qui travaille et qui entreprend ».
En ce sens, Gilles Gascon promet de continuer à encourager la vie économique de son territoire, en accompagnant ces « commerçants et chefs d’entreprise qui innovent, créent et embauchent ». Pour autant, sa priorité est tout autre. Elle a un mot : la sécurité.
« Les résultats sont là : la délinquance recule à Saint-Priest. Mais l’insécurité prend de nouvelles formes et nos réponses doivent s’adapter », écrit-il. Conscient des enjeux actuels, Gilles Gascon n’en oublie pas la question de l’environnement. Sa commune étant déjà labellisée « 4 Fleurs », l’élu san-priot veut porter « une écologie positive qui rassemble au lieu d’opposer ».
Une référence directe aux écologistes et à leur dogmatisme qu’il condamne régulièrement. Alors en attendant de connaître plus en profondeur le programme de ses adversaires déjà connus, – le protégé de Raphaël Glucksmann, Gilles Grandval, et le candidat Reconquête, Kevin Olivares –, Gilles Gascon promet de poursuivre son action en faveur des sujets qui lui tiennent à cœur. À lui et à ses administrés. À commencer par la culture, le sport ou la vie associative.
L’édile l’assure : « une ville se construit par le cœur. Nous avons modernisé, créé, rénové, repensé, mais surtout cultivé ce lien qui fait vibrer Saint-Priest ». Maire de terrain, l’élu métropolitain a donc de sérieux arguments à avancer. Seront-ils suffisants pour réussir la passe de trois ? Réponse dans les urnes, le 15 mars 2026.
Escrologie. Une forêt écologiste transformée en déchetterie
Dans un post sur Facebook, Gilles Gascon a publié des photos de la forêt urbaine écologiste lancée en grandes pompes par l’écologiste (sic) Bruno Bernard, à Saint-Priest en 2021. « La “forêt urbaine” métropolitaine a tourné au fiasco : déchets, ronces, arbres disparus… Sur les 2 000 arbres et 600 arbustes plantés sur 2 hectares, il ne reste pas grand-chose mais surtout des pneus, des bidons, des matelas… Voilà ce qu’on trouve aujourd’hui sur le site.
La Métropole annonçait des arbres se touchant d’ici quatre ans, offrant des zones fraîches et ombragées pour les habitants dans dix ans… Quatre ans plus tard, le constat est amer. Entre promesse verte et terrain en friche, la différence, c’est l’entretien et, une fois de plus, le bon sens ».
Une situation similaire avait été dénoncée par le conseiller municipal de Lyon 6 Romain Billard à propos de la déchetterie découverte sur une des deux îles du parc de la Tête d’Or… en pleine zone protégée. Respect Messieurs !




















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