desterac Par Alain Vollerin

            

Au début, on pourrait se dire que les références sont partout. On pourrait être déçu et maudire une plagiaire supplémentaire. Et Dieu sait, s'il en est. De ces peintres sans âme qui barbouillent à longueur de temps, et envahissent les vieux salons où se réunissent des cohortes de besogneux qui n'ont jamais rien eu à dire. Et pourtant… On est fortement séduit par cette peinture du geste qui porte une vive envie de dire, de témoigner.

 

On aimerait se laisser emporter à une joyeuse célébration de cet art de l'émotion. Et puis, en parcourant l'admirable monographie publiée aux éditions Michalon, on découvre que l'ami Jacques Doucet (le Cobra français, soutenu dans une amitié sans faille, par l'historien et critique d'art Michel Ragon) appréciait cette œuvre puissante, lui, le Cobra convulsif, l'homme de tous les combats pour la liberté de tout peindre. Et puis, on se dit que le monde est bien petit en constatant que Pierre Restany, le père du Nouveau Réalisme, l'ami d'Yves Klein, qui fut pendant plusieurs numéros le collaborateur de notre revue «  Mémoire des Arts », appréciait l'état d'esprit de Michèle Destarac tombée en peinture dès son enfance. Alors, rassuré sur l'authenticité de Michèle Destarac, on peut dire son plaisir devant ses grandes toiles réjouissantes. Alors, on se félicite de voir si justifiés, les choix de Cécile Darmon qui ne cesse de nous surprendre dans la haute qualité de ses orientations. AV

 

Jusqu'au 1er Mars 2008

Galerie des Tuiliers – 33, rue des Tuiliers – 69008 Lyon