champieux Isabelle Rambert devant une œuvre de Champieux vendue 4000€

 

 

Par Alain Vollerin

 

On ne change pas une équipe qui gagne, le nom d'une galerie pas davantage, surtout lorsqu'elle se trouve rue Saint-Firmin. Heureux présage, car ne dit-on pas : " A la Saint-Firmin, les blés battent aux vents ".

 

Devant les toiles de Champieux, on pense à certaines œuvres de Nicolas de Staël, mais surtout aux premières recherches de James Guitet, pionnier de la seconde génération de l'abstraction soutenu par le critique, historien d'art et romancier, Michel Ragon. Champieux est né en 1947, à l'époque où tout se jouait à Paris, où Jean Atlan recevait dans son atelier pour de longs échanges tentant de définir la révolution abstraite. A cette époque, Champieux tétait son biberon, ou je l'espère pour lui, le sein maternel. Il nous rejoue une partition que nous connaissons bien, qui nous a déjà donné des joies, des émotions. Peut-on ainsi remanger la même soupe, des années plus tard, même si elle était excellente ? J'adore le ragoût. J'aime le réchauffé, en cuisine, mais pas en art. Champieux qui vit et peint dans la région de Sète, a suivi les cours de l'école des beaux-arts de Montpellier, une cité vivante des milliers d'étudiants qui l'habitent, Montpellier où vous irez voir dès que possible, le Musée Fabre, magnifiquement restauré avec ses admirables salles consacrées à Courbet, à Delacroix et aux romantiques, et à François-Xavier Fabre lui-même, cette dernière présentant de merveilleuses sculptures d'Houdon, un Voltaire assis, et surtout l'inoubliable « Hiver », ou « la Frileuse ». Champieux est installé dans un confort pictural. Son œuvre est très agréablement décorative. La galerie Saint-Firmin doit prendre plus de risques. Elle peut, située à côté de l'étude de Maître Michel Rambert, à l'avenir jouer un rôle d'indicateur de tendances.

 

Jusqu'au 19 décembre 2008

Galerie Saint-Firmin

2, rue Saint-Firmin – Lyon 8e

Métro Sans-Souci

04 78 01 00 46