p1 Samedi soir, on a assisté à un match de water polo  Photos © Fabrice Schiff

 

La pelouse du stade de Gerland, gravement endommagée samedi à l'occasion du match Lyon-Valenciennes (0-0) sera refaite dès aujourd'hui lundi, a-t-on appris auprès de Thierry Braillard. Face à la polémique naissante, l'adjoint aux Sports assure qu'il n'en coûtera rien au contribuable. A voir…

 

p2 La ville est propriétaire des installations, dont l'Olympique lyonnais est locataire. "Nous avions prévu une clause de garantie quand nous avions passé le marché avec la société qui a aménagé le terrain et ce ne sera pas un coût pour la municipalité mais cette situation n'est pas normale", a expliqué Thierry Braillard. "Il y a un moment où tout le monde doit prendre ses responsabilités parce que la ville ne peut prendre en charge toutes les dépenses. Gerland est un stade municipal et, les conséquences, c'est à la ville de s'en occuper mais les décisions de l'arbitre et du délégué de la rencontre sont plus que légères. Ce match aurait dû à peine débuter. Nous aurions pu jouer ce dimanche", a estimé l'élu. "Il y a, dans les prochains jours, des matches importants contre le Bayern Munich et Marseille et nous nous devons de mettre à disposition un terrain de qualité", a souligné Thierry Braillard, notant que "c'était le spectacle qui pâtissait de cette situation".

 

p3 "On ne peut jouer sur un tel terrain. Les spectateurs ont payé pour assister à un spectacle et il n'y en a pas eu. La Ligue de football professionnel doit se poser les bonnes questions et c'est la première question qui vient", a commenté l'adjoint aux Sports. Le match Lyon-Valenciennes s'est disputé sous des trombes d'eau et sur une pelouse inondée, devenue au fil des minutes impraticable, avec des conséquences irréversibles pour le terrain. Cet été, la pelouse du stade de Gerland avait été refaite de fond en comble pour un coût de 700.000 euros. En janvier 2007, la Ville de Lyon avait payé 150.000 euros pour un replaquage du terrain de Gerland. Soit un total de 850 000 euros en deux ans. Décidément avec Valenciennes, on en revient toujours à des histoires d'argent enterrés sous le gazon. Mais cette fois-ci, ce n'est de l'argent de la corruption dont il s'agit mais des impôts du contribuable lyonnais. On attend de voir comment Thierry va chausser ses bottes de jardinier en chef au lieu de botter en touche…