Après seize années à collectionner les belles histoires et les clients, Albert Dray a tourné la page du Café du Pond. Un pot de départ bien arrosé, au sens propre comme au figuré.

Qu’importe la météo ! Mère nature a beau pleurer son départ, Albert Dray n’a pas flanché. Pas une larme pour accompagner la pluie, mais bien une ribambelle de sourires, de remerciements et cet immuable « bonjour monsieur », « bonjour madame », à chacune des arrivées. Un rituel depuis 16 ans, auquel le désormais ex-propriétaire du Café du Pond n’a jamais dérogé. Alors pourquoi changer ? « Il n’y a pas de petits et grands clients », s’évertue-t-il à penser. Bien que certains, un brin habitués, ont eu le privilège d’une embrassade démonstrative. Le cœur sûrement serré mais trop pudique pour l’avouer, Albert Dray a donc tourné la page sur l’une des périodes les plus marquantes de sa riche carrière marquée par La Champagneraie et La Passerelle.

L’avenir incertain, l’intéressant s’est laissé aller à quelques confidences d’un passé  construit de « belles histoires », « de rencontres », et d’anniversaires. Si cette der’ retiendra celui de Jean-Louis Maier, Albert Dray emportera avec lui celui tout aussi mémorable de notre rédac chef Marco. Malgré une ultime tentative de Christophe Marguin pour l’amadouer à coups de pâtisserie, rien n’y fait. La figure du 6e est décidée. Surtout, il a vendu. En l’échange de quelques mois de repos, ce dernier a bel et bien cédé devant les avances d’Aurélien Liveneau et de Mika Castaldo. Avant de rouvrir son livre d’or ailleurs, pour un nouveau projet. Quant à revenir, il lui « faudra du temps ». « Il faut laisser les successeurs s’installer », exprime l’intéressé comme pour mieux passer le flambeau. Ce n’est qu’un au revoir, cher Albert !  MC

 Jeudi 16 mars 2017