Le ministre de l’Education a dit vouloir « avancer sereinement sur la question de la dépénalisation du cannabis », provoquant une véritable levée de boucliers à droite.

 

Des propos que Vincent Peillon a tenus le 14 octobre sur l’antenne de France Inter. Les parlementaires UMP du Rhône ont été les premiers à monter au créneau. Georges Fenech, ancien magistrat et député de la 11e circonscription du Rhône a dénoncé « les propos irresponsables » du ministre et un certain manque de clairvoyance de ce dernier. « Toute tentative de dépénalisation ou de légalisation sera suivie de  stratégies d’adaptation des organisations criminelles qui, loin de renoncer, s’efforceront de conserver un avantage comparatif par rapport aux produits vendus dans le cadre de filières régulées par la puissance » , prévient-il.

 

Christophe Guilloteau, Philippe Meunier et Patrice Verchère, députés rhodaniens se revendiquant du groupe parlementaire de la Droite populaire, ont évoqué « une aberration supplémentaire d’un élu de gauche. » « Le Premier Ministre doit immédiatement exiger la démission de Vincent Peillon s’il ne veut pas une révolte des familles qui en ont plus qu’assez de cette succession d’inconséquences politiques », réclame le trio d’élu. Si Jean-Marc Ayrault n’a pas demandé la tête de Peillon, il l’aura toutefois recadré fermement, expliquant « qu’il n’y aurait pas de dépénalisation du cannabis. »