01michelhavard.jpg Dominique Perben a transmis le flambeau à Michel Havard. Photos © Fabrice Schiff

 

Par Marc Polisson

 

Plus de 600 personnes sont venues applaudir et souhaiter bonne chance à Michel Havard. Le député UMP du Rhône s’est embarqué pour une difficile régate de trois ans avec l’espoir de terminer premier dans le fauteuil du maire de Lyon en mars 2014.

 

02michelhavard.jpg Quais de Saône, un jeudi soir de février. Ambiance Route du Rhum – la veille du grand départ – pour les supporters de Michel Havard réunis à l’Embarcadère. On s’affaire, on trinque, on rit, on congratule le skipper de la droite lyonnaise, très ému, qui vient d’annoncer très officiellement sa candidature pour les municipales. Si Michel n’a pas encore réussi à soumettre les flibustiers Hamelin et Broliquier, il est loin d’entamer sa traversée en solitaire. Autour de lui, de vieux loups de mer comme Dominique Perben, Jean-Michel Dubernard, Jean-François Mermet ou Henry Chabert, des quadras aux affaires comme Philippe Cochet ou Nora Berra, et des loups tout court, dont nous ne dévoilerons pas les identités. Trop tôt pour se mouiller. Quelques jeunes, mais peu de jolies filles, seule différence notable avec les quais de Saint Malo.

 

03michelhavard.jpg Du côté des spectateurs, plus fumeurs de pipe que de beuh. On pouvait croiser Bénédicte, la discrète mais indispensable épouse du navigateur ; la tignasse ébouriffée de Victor Bosch, toujours pas remis de son transbordement ; la souriante Marie Herrbach, « belle maman » pour les intimes et poisson pilote de son consul de mari, qui ne passe pas inaperçue des lunettes triple foyer d’Alain Vollerin. Pas vraiment un marin d’eau douce, ce critique-là. Derrière son tiroir-caisse, Elodie Humeau joue à la marchande et engrange les adhésions (20 euros sans possibilité de déduction fiscale), tandis qu’un militant peu rancunier et perfectionniste supervise la distribution de petits galets blancs censés porter chance au capitaine Havard. Un équipage hétéroclite mais foutrement motivé qui espère créer la surprise dans trois ans. Bon vent !