Texte : Nicolas Hulaut. Cinq jours après la pathétique manifestation des khmers rouges (anarchistes et trotskystes) et verts (écologistes radicaux) – les fameuses pastèques – contre le siège lyonnais de l’entreprise Bayer, les tags qui défigurent les quais de Saône sont toujours bien présents, en particulier au niveau du quai Gillet. Un nouvel épisode de la série #Lyon écolo.

Drapeaux tricolores brûlés et vandalisme urbain

Pour rappel, un millier de militants écologistes et altermondialistes se sont rassemblés samedi dernier pour tenter de « prendre d’assaut » le siège de l’entreprise Bayer, mise au ban des bien-pensants du moment. Après avoir piteusement échoué, les manifestants, plus caricaturaux les uns que les autres, ont volé les drapeaux français de la Mairie du 9ème et les ont brûlés au milieu de la foule… place Valmy.

Et comme ces grands démocrates étaient décidément très en forme, ils ont ensuite remonté les quais de Saône et dégradé des dizaines d’immeubles d’habitation, de maisons, d’équipements publics avec leurs bombes de peinture. Dans la foulée, pour ne pas froisser leurs électeurs, la Mairie écologiste du 9ème a tenté de minimiser l’affaire, certains de ses élus allant jusqu’à parler de « non-évènement », comme le rapporte Lyon Mag.


La Mairie verte laisse les tags au mur mais continue de repeindre la chaussée

Parmi les slogans inscrits sur tout leur parcours, des appels directs à la violence et au meurtre contre les salariés de l’entreprise Bayer : « Bayer brûle ! » et contre les policiers : « ACAB » pour All Cops Are Bastards, et autres insanités relevant du niveau zéro du débat politique. Interrogés par Le Progrès, les habitants de Vaise se disent révoltés par ces dégradations de leur quartier.

On aurait pu penser que la mairie allait s’employer à effacer rapidement ces ignominies. Si la station de métro Valmy et certaines copropriétés ont pansé leurs plaies (Keolis et leurs habitants vous remercient pour la facture du nettoyage des façades), dans de nombreux endroits comme sous la trémie du pont Clémenceau, les tags anti-police et appelant à brûler le siège de Bayer n’ont toujours pas été effacés par la municipalité, or il s’agit d’un espace public fréquenté par de nombreux Lyonnais en voiture ou à vélo…

Que voulez-vous, la tête dans le guidon, les écolos lyonnais sont sans doute trop occupés à peindre les chaussées lyonnaises et métropolitaines, puis à les équiper de potelets en plastique… qui constituent là aussi des actes de vandalisme urbain dénoncé sous le hashtag #saccagelyon. « C’est à ça qu’on les reconnait… »