Par Marco Polisson et Kevin du Coup-Voilà

Nous vous avions prévenu d’entrée dès leur prise de pouvoir : avec les nouveaux élus écologistes, on allait beaucoup rire et surtout pleurer. Et cette fois-ci, c’est un ami sexologue de Jean-Luc Mélenchon qui nous fait pleurer de rire… dans ce nouvel épisode classé X de la série #Lyonécolo.

On se souvient de Samuel, l’adjoint en sandales de la mairie du 4ème, devenu la risée de la ville le jour de son investiture. Celui qui nous occupe est certainement d’un cousinage rapproché… L’hurluberlu du jour siège au sein du groupe Métropole Insoumise résiliente, solidaire (et mélenchoniste, ndlr). Difficile de résister à son appel du pied à la notoriété : désormais rebaptisé Doc Gynéco par ses amis de la secte verte, Florestan Groult a décidé de sortir à tout prix du néant dans lequel il est plongé avec la majorité de ses collègues, plus insignifiants les uns que les autres.

Pour son coming-out médiatique, il a repassé son plus beau pull marin et préparé un cours d’éducation sexuelle qui restera dans les annales du Grand Lyon. Au départ, rien de très grave si ce n’est le timing de son intervention sur les perturbateurs endocriniens. En pleine 5ème vague de la crise sanitaire, on aurait pu imaginer que les conseillers métropolitains avaient d’autres chats à fouetter que la pilule contraceptive, puisqu’il s’agit de cela. Mais, non, preuve qu’ils sont totalement perchés.

L’opinion publique sait, depuis quelques semaines, que le sexe tient une place de choix dans la vie politique des Verts, et que cette spécialité s’inscrit souvent dans le cadre d’agressions répétées, si l’on se réfère aux mises en accusation de leurs leaders Nicolas Hulot, Denis Baupin, Jean-Vincent Placé, entre autres… Nous n’avons donc pas été surpris de l’intervention surréaliste de Florestan Groult que va vous détailler mon confrère Kevin, qui a assisté, médusé et amusé, à ce boular de série B. MP

Sex and the metropole

Mardi 14 décembre 2021. Voilà que cela faisait plus de deux ans que je n’avais assisté à une séance publique du conseil de la Métropole. Du temps où la terre était plate, avant juin 2020, cette assemblée débattait de la construction de ponts, du creusement d’égouts, de la prochaine grève des éboueurs, du salage hivernal des voiries et, dans un pléonasme passé inaperçu, du tri sélectif. Là, j’admets, j’arrive à la bourre ; pas de trottinette disponible, pas de place de stationnement, je fais grimper ma vieille Mercedes 500 slc turbodiesel critair 9 sur le trottoir de la rue du Lac.

Quand je déboule dans l’hémicycle, comme annoncé par Marco, j’avise un p’tit bonhomme rondouillard en costume marin en train de parler sexe au micro. Et je me dis : eh bé, on se lâche à la Métropole ! Puis, je m’interroge : en quoi ce sujet est-il de compétence métropolitaine ? Alors, je me fais comprendre à moi-même que je n’ai qu’à la fermer et à écouter.

« La pilule contraceptive est un perturbateur endocrinien« . Exact. C’est même pour ça qu’elle marche. Or, « la Métropole de Lyon, poursuit Florestan, a décidé de rejoindre le réseau des villes sans « . Sans pilule ? Non, oui, enfin sans perturbateur endocrinien. « Or, enchaîne-t-il, la molécule de la pilule – EE2 – est mille fois plus puissante que le bisfenol A« . Là, tu te dis le type connaît son sujet sur le bout du doigt. Il faut donc arrêter tout de suite la vente de la pilule à des millions de femmes en France et ailleurs. Pas du tout. Il veut la refiler aux hommes. Enfin, je raccourcis son propos. J’admets. Car, comme toujours, cet élu écolo-insoumis-gaucho-résilient ne dit pas que des bêtises.

Mais il les dit si maladroitement qu’il en est risible. Tant pis pour lui. « Chers collègues de l’opposition, vous qui semblez être pris d’urticaire aux termes de domination masculine et et de patriarcat , vous en avez là un révélateur imparable ! (Rires de la salle) Depuis 1967, la pilule est un révélateur du patriarcat ; on en délègue la charge et les risques aux femmes alors que la pilule contraceptive masculine a prouvé son efficacité dès 1957« . Il a peut-être raison mais je n’étais pas né. Enfin, pas encore. Peut-être grâce à cette pilule ?

Ça a failli capoter…

Et de poursuivre : « quand on parle de contraception masculine, on fait bouger le système » (rires gras dans la salle… Bruno Bernard arrive à la rescousse pour le tirer de cette mauvaise passe). Enfin, je n’invente rien, il est maladroit dans le choix des mots, cet homme-là, non ? Et de faire ses recommandations de précaution à messieurs les hommes. Personnellement, j’en ai une en tête – enfin, en tête, je me comprends – qui est conseillée aussi pour contrer les maladies sexuellement transmissibles. Mais peut-être que j’ai tout faux.

L’orateur précise : « il existe des contraceptions non hormonales« . Là, je commence à comprendre : il veut bien épargner aux femmes la contraception hormonale. De là à la refiler aux hommes, il ne faut pas pousser non plus. Et de préciser : il y a la vasectomie (intervention chirurgicale qui consiste à bloquer les canaux déférents transportant les spermatozoïdes, NDLR) ; il y aussi la contraception thermique : en clair, vous vous chauffez les joyeuses et la procréation peut (pas sûr) être altérée. Ça valait vraiment la peine de tenir le crachoir pendant dix minutes au Conseil de la Métropole de Lyon.

Et Florestan Groult d’apostropher les élus de l’opposition : « Avant de me délecter des titres de vos amis de Lyon People : « après la viande, après les sapins de Noël, après le tour de France (il oublie le foie gras), maintenant, ils veulent nous prendre nos spermatozoïdes ». (Pour un titre, c’est un peu long, mais merci pour le coup de pub ! ndlr), déclenchant de nouveaux rires dans l’assistance, qui redoublent quand notre sexologue, en pleine séance d’autoflagellation dit regretter faire peser « ces angoisses sur mes compagnes, ma compagne, mes ex ». On a un Rocco Siffredi au Grand Lyon et on ne le savait pas !  KCV

> L’intervention classée X en vidéo : A regarder à partir de 4:52:44