Par Marco Polisson

(Mis à jour le 30 juillet 2020 avec l’esbroufe de Grégory Doucet) Au cours de la session du conseil métropolitain prévue ce lundi 27 juillet, la majorité écologiste a prévu de piocher dans la poche des contribuables. Allègrement.

L’exemplarité revendiquée par les écolos, c’est bien… surtout pendant la campagne électorale. Une fois élus, c’est une autre affaire, en tous cas à Lyon. Selon Le Progrès, Bruno Bernard, le nouveau patron du Grand Lyon a prévu d’augmenter l’indemnité des vice-présidents de la Métropole de 1000 euros par mois. Ainsi, un vice-président touchera 3 810 euros bruts au lieu de 2736 euros sous l’ère de David Kimelfeld. « L’idée est de faire des 23 vice-présidents des permanents de la politique ! » souligne un observateur.

Soit un bonus de 12 000 euros par an (et 72 000 euros sur les 6 ans du mandat !)

Malgré sa fortune, Bruno Bernard ne compte pas renoncer à son indemnité fixée à 5000 euros. Pour les vice-présidents qui sont également maires de leur commune, c’est le jackpot. Ainsi le socialiste Cédric Van Styvendael touchera son indemnité de maire de Villeurbanne (5 177 euros) et 3 180 euros en tant que VP du Grand Lyon, soit un total de 8 357 euros.

Idem pour Hélène Geoffroy (PS) qui cumule son indemnité de maire de Vaulx-en-Velin (4 376 euros ) et celle de vice-présidente de la Métropole (3 810 euros), soit un total de 8 186 euros ! Dans sa commune où le taux de pauvreté flirte avec les 34% (source INSEE), le revenu mensuel médian est de 1 293 euros. Et dire que ça prône l’égalité…

1 300 euros de moins pour la maire écologiste de Poitiers

À contre-courant de cette mesure, la maire écologiste de Poitiers Léonore Moncond’huy, élue le 28 juin dernier, « a fait voter lors du premier conseil municipal de la nouvelle mandature la baisse de ses indemnités de près d’un tiers, soit 1300 euros de moins que les indemnités perçues par le maire sortant Alain Claeys », rapporte France 3. « Par sobriété » explique-t-elle à nos confrères de France Bleu, notamment dans un contexte de crise sanitaire.

Anne Vigot, maire écologiste de Besançon, a également amputé ses indemnités de 1000 euros. Cette somme monte à 1200 euros pour son homologue Jeanne Barseghian, à Strasbourg. Les élus écologistes lyonnais feraient bien d’en tirer les leçons qui s’imposent.

Mis à jour du 30 juillet 2020
Le maire de Lyon Grégory Doucet vient d’annoncer au conseil municipal que son indemnité mensuelle allait passer de 8.500 euros à 7.500 euros brut.  » Mais l’opposition a dénoncé une manœuvre et de l’esbrouffe, rapporte Lyon Mag. En effet, en tant que maire de Lyon et conseiller métropolitain, l’écologiste atteignait et dépassait déjà le plafond maximal fixé à 8424 euros net mensuels. Il était ainsi soumis à l’écrêtement, c’est-à-dire que ses indemnités supérieures à ce taux allaient être restituées aux collectivités. Or, même en baissant ses revenus mensuels de maire de 1000 euros, Grégory Doucet gagne encore 7500 euros à la Ville et 1341 à la Métropole, soit plus que le plafond et reste soumis à l’écrêtement.