Par Marco Polisson

Les chiffres sont cruels. Et les effectifs de plus en plus réduits. Il y a encore un an et demi, ils étaient près de 20 000 à battre le pavé avec à leur tête, un inconnu ébouriffé dont on sait aujourd’hui qu’il s’appelle Grégory Doucet, puis 7 500 le 28 mars dernier, et enfin moins de 5 000 hier, dimanche 9 mai, à Lyon.

Inutile d’aller très loin pour expliquer un tel reflux après le raz-de-marée électoral de l’été 2020 ? Depuis un an qu’ils occupent les principaux leviers du pouvoir à Lyon, l’alliance écolo-gauchiste a montré son vrai visage. Celui d’une secte n’agissant que pour satisfaire les 17% des électeurs inscrits qui ont voté pour eux ….

Les polémiques à répétition et leur exercice sectaire du pouvoir ont détruit le peu de crédibilité et le capital confiance dont ils disposaient au départ.

Il n’y a bien que les journalistes parisiens pour imaginer dans des théories fumeuses (notamment celle récemment développée par Les Echos) que le brouhaha médiatique qui pollue le petit Doucet est soigneusement orchestré par les écologistes dans le but d’accroitre sa notoriété, et que les polémiques servent ses intérêts…. Mais qui peut croire pareil scénario ?

Il suffit de se rendre sur les réseaux sociaux ou les pages web des principaux sites d’actualité lyonnaise pour se rendre compte de la désaffection, voire de la haine qui suinte de toute part. Même les sites écolo-compatibles ne sont pas épargnés. La ville est fracturée comme jamais, l’écologie politique démonétisée. Et tout ça, en 300 jours de pouvoir…

Comme le souligne Jacques Simonet dans sa lettre numérique hebdomadaire, « depuis l’arrivée au pouvoir des écologistes, les médias locaux s’en donnent à cœur joie ». La dernière Une de Lyon Mag donne le ton de la dérision ambiante. Lyon People n’est pas le seul à danser autour du scalp écologiste. Dans les administrations soumises au dictat des verts, on se régale de nos chroniques mode et beauté, notamment celle des grolles du président de la Métropole.

« C’est insupportable. Quand je croise Bruno Bernard dans les couloirs du Grand Lyon, je ne peux m’empêcher de mater ses shoes ! » nous textote un fonctionnaire de la rue du lac avec force smileys.

Moqués, raillés, entonnant le même refrain éculé de l’écolo-bashnig, les écologistes n’ont plus la cote. Même auprès des sympathisants dépolitisés qui les ont portés au pouvoir. Preuve en a été faite hier avec trois fois moins de participants qu’en 2019 à leur marche pour le climat en dépit des conditions météorologiques favorables.

Jamais plus les amoureux de la nature ne défileront aux côtés de la secte environnementale liberticide, derrière les drapeaux rouges de la CGT et des militants du Parti Communiste qui ont fait de la répression leur marque de fabrique. Ne restent mobilisés qu’un quarteron de militants politisés à l’extrême…

Si c’est écrit en toutes lettres sur sa banderole….

La réitération de la présence – en pleine pandémie – du petit Doucet au milieu des manifestants confirme que l’édile des nouveaux Lyonnais préfère toujours les habits d’un militant partisan à ceux de sa fonction de maire de tous les Lyonnais. Et ce, contre l’avis de ses conseillers qui affirment – notamment dans Tribune de Lyon – que sa place est ailleurs que dans des manifestations partisanes. Quel bordel !

C’est d’ailleurs la tonalité des commentaires postés après la manifestation sur la page Facebook du maire de Lyon…. « C’est marrant de marcher pour la loi climat et de pondre des voies de bus qui génèrent plus de bouchon que quand elles n’existaient pas.. (ex : le long d’Auchan Limonest) » écrit Richard B. Ou encore « Beaucoup plus facile de manifester pour le climat que de dénoncer les rodéos en centre-ville. #GregoryDoucet A quand une manifestation anti-rodéo ? » interroge Thierry J.

Tout laisse à penser que cette désaffection se mesurera également dans les urnes en juin prochain lors des élections régionales et départementales. Les écologistes sont passés en moins d’un an de l’urgence climatique à l’urgence politique.