Par Emma Ressegaire

Le tableau de L’évêque Saint-Irénée a retrouvé sa place à l’église Saint-Nizier, ce mercredi 27 mai 2020, à la suite de longs mois de restauration-conservation. Une réfection faite dans le cadre de l’année Saint-Irénée 2020.

Le tableau mettant à l’honneur Saint-Irénée, deuxième évêque de Lyon et personnage central de l’Eglise, aura donc fini par retrouver sa place au cœur de l’église Saint-Nizier. Confiné lui aussi, et ce depuis le 25 novembre 2019 à l’atelier Julie Barth, pour des travaux de rénovation, l’iconique peinture d’Antoine-Jean Gros a vu sa restauration bouclée en temps voulu malgré la crise actuelle.

« La Ville de Lyon se félicite que les travaux de rénovation (…) aient pu être réalisés dans les délais prévus malgré la crise sanitaire ». Classée au titre des Monuments Historiques le 3 février 1978, l’œuvre était grandement abimée. Les châssis étaient en effet trop faibles pour tendre la toile oxydée par l’âge, la couche picturale s’écaillait et l’œuvre avait des lacunes dans des parties peintes et sur les cadres en bois doré.

Une restauration facturée 37 551 euros

Une restauration, chiffrée à 37 551€, rendue possible par de nombreux acteurs, tels que la Fondation Saint-Irénée, l’association Les Amis de l’église Saint-Nizier et la Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes (dont l’investissement est fixé à 30 556€ HT, soit 50% du coût total des deux restaurations, ndlr).

L’évêque Saint-Irénée n’est pas le seul à s’être refait une beauté. Et pour cause, le tableau rejoint la grande famille des toiles restaurées, dans le sillage de l’évêque Saint-Nizier, restauré en 2010, alors que l’œuvre où figure l’évangéliste Saint-Matthieu devrait suivre le même parcours, en partant prochainement à l’atelier Julie Barth pour une durée de six mois.

Également concernée par cette procédure minutieuse, la DRAC de la région a assuré le contrôle technique et scientifique tout le long de l’opération, le tout, avec le soutien de la Ville, partenaire de cette opération de restauration-conservation, ces travaux permettant aux visiteurs de l’église de la Presqu’île lyonnaise d’admirer la beauté de ces œuvres d’art historiques inscrites dans le patrimoine culturel lyonnais.