Par Morgan Couturier

Entérinée depuis le 30 avril dernier, la fin de la saison 2019-2020 de Ligue 1 ne cesse d’alimenter la rubrique sport, via les nombreux recours du président Aulas. Selon Le Parisien, certains dirigeants l’ont délibérément saqué.

La pilule est dure à avaler. Sauf victoire en finale de la Coupe de la Ligue, ou… en Ligue des Champions, Lyon n’entendra frémir aucune symphonie européenne la saison prochaine. La faute au coronavirus, venu tacler les hommes de Rudi Garcia dans leur remontée.

Confinement oblige, les ballons ont été rangés et les matchs arrêtés. Pour ne plus reprendre, au grand dam de Jean-Michel Aulas et de l’OL qui, selon la décision choisie par le conseil d’administration de la LNF après étude de deux scénarios, héritent d’une triste 7e place, non-qualificative pour les joutes européennes.

Des deux scénarios proposés, les dirigeants des clubs de Ligue 1 ont opté pour celui qui pénalise l’OL

Basé sur un quotient de points établi à la 28e journée, le choix aurait pu être tout autre, l’idée d’arrêter le championnat à la 27e journée ayant été également abordée. Ce mode opératoire aurait bien arrangé l’OL qui aurait alors récolté la 5e place et donc l’Europe. « Mais le bureau, comme le conseil d’administration, était joué d’avance ! » révèle hier Dominique Séverac dans Le Parisien.

Selon notre confrère, le scénario numéro 1 aurait été choisi par les forces vives du championnat de façon à sanctionner Jean-Michel Aulas. Lassés de le voir multiplier les propositions pour poursuivre le championnat ou tout simplement par haine, les présidents de Paris, Nice, Bordeaux, Saint-Étienne, Marseille ou Nice « qui sont ensemble sur une boucle WhatsApp » se seraient entendus sur un vote anti-Aulas.

On comprend mieux dès lors, le sentiment d’injustice qui anime actuellement le président lyonnais, bien décidé à multiplier tous les recours juridiques possibles pour sauver la tête de son club. Si ces derniers ont peu de chance d’aboutir, ces réactions mettent en tout cas fin à toutes les rumeurs faisant état d’un possible rachat du club par des investisseurs émiratis, suggéré récemment par le 10sport.

Les recours du club mettent fin aux rumeurs de rachat

« Ce n’est pas l’attitude de quelqu’un qui veut vendre ! », soutient d’ailleurs Christophe Marchadier (directeur de la communication OL) auprès de Lyon People. Reste que sans Europe, la fuite des talents pourrait dangereusement dégrader la qualité de l’équipe. Et donc plonger l’OL dans une spirale loin d’être positive pour la plus grande joie des concurrents du club lyonnais.