Par Morgan Couturier

Considéré à juste titre comme l’un des plus grands couturiers du XXe siècle, Yves Saint Laurent jouit d’une popularité absolue, en témoigne le récent succès de son exposition au musée des Tissus.

Il le disait lui-même, en toute sincérité, il y a toujours eu une force en lui, une volonté farouche qui le poussait vers « l’espoir et la lumière ». Une lumière qui ne cesse de scintiller partout où le couturier s’établit, même après sa mort, à en juger du triomphe de l’exposition qui lui consacrait le musée des Tissus du 9 novembre au 8 mars dernier.

Lyon et Yves Saint Laurent, une collaboration qui fonctionne

Baptisée Yves Saint Laurent, les coulisses de la haute couture à Lyon, celle-ci n’a pas manqué d’attiser la curiosité des amateurs de modes et autres spectateurs, si bien qu’à l’heure des comptes, le musée enregistre plus de 79 000 entrées. Une belle performance pour l’établissement lyonnais qui enregistre un net regain d’intérêt, après avoir frôlé la fermeture pour cause de difficultés financières. Conscient du talent des soyeux lyonnais, Yves Saint-Laurent, pour qui « la haute couture, c’est la matière », avait pour habitude de profiter de la qualité des tissus rhodaniens.

Relancé, le musée doit être rénové cet été

Une riche collaboration qui a manifestement intéressé le public lyonnais, conquis par les différentes robes exposées, les croquis, photos et autres documents d’archives mis en valeur par la directrice Esclarmonde Monteil et l’administrateur général, Eric Gennari. Le tissu de nouveau à la mode, le musée – dont une importante rénovation est prévue cet été – peut désormais s’appuyer sur ce succès pour édifier de nouvelles expositions, à l’image de celle dédiée du 6 juin au 4 octobre prochain, à la créatrice britannique Vivienne Westwood. Puisque « s’habiller est un mode de vie » selon le célèbre couturier parisien, le musée des Tissus aurait tort d’y déroger.