Par Emma Ressegaire

Alors que les jardins, parcs, marchés sont à nouveau accessibles, la situation évolue aussi pour les lieux culturels. Leur accès se fait de manière progressive, de façon à éviter les afflux de personnes.

Face à l’attente grandissante, les bibliothèques et petits musées réouvrent petit à petit. Pour les bibliothèques, la reprise se fait d’ailleurs en plusieurs temps. À partir du lundi 18 mai, les boites automatiques, pour le retour des documents, sont ainsi remises en route. La réouverture des salles de lecture ne sera elle, effective qu’à partir de la semaine du 26 mai et du 2 juin, avec dans un premier temps, un service concentré autour du « drive ».

Du côté des musées, leur visite devra encore attendre, leur accès n’étant pas prévu avant le mois de juin, voire même pas avant fin août pour le musée d’Art Contemporain, dont les portes restent closes du fait des travaux orchestrés sur place. Même raisonnement aux archives municipales, où seule la salle de lecture sera accessible sur rendez-vous à partir du mois prochain. Le Musée Jean Couty accueillera ses premiers visiteurs début juin.

Quant aux grandes salles de spectacle, telles que la Halle Tony Garnier ou le Transbordeur, elles demeurent évidemment fermées jusqu’à nouvel ordre, faute d’annonces faites par le gouvernement.

La longue fermeture de ces structures a d’ailleurs entrainé de lourdes pertes financières. À ce sujet, la Ville de Lyon les suit de près. Un point régulier et personnalisé est organisé avec les établissements concernés, de façon à connaître au mieux leur situation financière, impactée par l’arrêt de toute activité.

Des mesures financières pour venir en aide aux structures culturelles. Outre l’attention portée à leurs comptes, la Ville de Lyon s’attache également à mettre en place des mesures financières adaptées, de façon à faire face à une crise économique inédite. Soutien de choix, la municipalité a donc décidé de se plier au versement de subventions, lesquelles bénéficient à 86 structures, mais aussi au gel des loyers pour les associations locataires d’un bien propriété de la Ville.

De la même manière, Gérard Collomb et ses équipes consacrent également les crédits annuels d’acquisition à des œuvres d’art réalisés par des artistes locaux, de manière là aussi, à leur éviter de tirer le rideau. Des artistes et techniciens qui, faute de mieux, ont également profité d’offres d’emploi offertes par la Ville, et sont dès lors, intégralement payés durant cette période.

Voilà donc une aide qui leur évite une situation bien compliquée. En cette période de crise, la culture de l’entraide forme un joli tableau…