Par Eduardo Aguilar

Passer du cadre de l’entreprise à celui de la littérature policière, tel a été le choix de Pétronille Rostagnat, laquelle ne semblait pas destinée à devenir écrivain. Mais avec trois livres publiés en à peine deux ans, la jeune auteure est pleinement satisfaite de sa décision.

Rien ne laissait présager que la carrière de Pétronille Rostagnat, 37 ans, s’écrirait littéralement. Cela fait maintenant cinq ans qu’elle s’adonne à la rédaction de romans policiers. Trois livres dans lesquelles la Lyonnaise d’adoption, raconte, au travers des enquêtes d’Alexane Laroche, commandant de police, plusieurs affaires meurtrières dont la dernière « On a tous une bonne raison de tuer » parue dans la collection France Loisirs en mai dernier. Pourtant, l’auteure née à Nice n’était à l’origine, pas très happée par l’effort d’écriture.

Après avoir fait ses études au sein de l’école de commerce ESSCA d’Angers, elle a occupé plusieurs postes de responsable marketing dans des entreprises comme Sony, Ayming à Shanghai ou encore AccorHotels à Dubaï. Elle ne découvre son goût pour le polar que tardivement. « J’ai commencé à m’intéresser au roman policier vers mes 26 ans, raconte-t-elle. Avant cela, je ne lisais pratiquement pas. J’ai commencé par lire plusieurs polars et ce type de littérature m’a passionnée ».

« Quand j’ai commencé à écrire mon premier roman, l’écriture a été une révélation »

Au gré de son parcours professionnel, la jeune romancière rédige ainsi les premières lignes de son premier ouvrage, intitulé « La fée noire » et publié en 2016. Loin du syndrome de la page blanche, Pétronille Rostagnat décide de renoncer à sa vie de commerciale, pour mieux orienter ses pensées vers l’art de l’écriture. « Quand j’ai commencé à écrire mon premier roman, l’écriture a été pour moi une révélation et je ne me retrouvais plus dans le monde de l’entreprise, dévoile-t-elle. Ma famille et moi voyageons beaucoup, j’en avais assez de démissionner à chaque fois. J’ai donc voulu avoir un projet qui pourrait me suivre peu importe où. Je voulais tenter ma chance dans l’écriture pour voir où cela pouvait me mener. C’est satisfaisant de voir que je commence à avoir quelques milliers de fans qui me suivent sur les réseaux sociaux ».

Actuellement installée sur Lyon avec son mari et ses trois enfants, Pétronille Rostagnat récolte les fruits de son travail. « Ecrire, c’est se montrer », soutenait l’écrivain Jean Chalon. Message reçu, l’auteure planche déjà sur son quatrième livre.