azouz-le-gag Par Philippe Dibilio

 

Parce que le Modem ne l'avait pas choisi comme tête de liste aux municipales à Lyon, il ne fallait plus lui parler de politique. Allons donc, qu'avait-il à faire dans ce monde qui ne savait pas reconnaître l'immense valeur de sa personne hors du commun ?

 

Et puis voilà qu'après deux mois de tourisme aux USA pendant la campagne de Barak Obama, il réapparaît et s'institue comme le Barak français, celui dont le pays a besoin au nom de l'exigence de la diversité. Lui, c'est bien sûr Azouz Begag, celui dont la moindre brise de campagne électorale ravive la mégalomanie. Le voilà donc qui se déclare candidat du Modem pour les élections européennes de juin prochain. Un Modem qui ne lui a rien demandé, un Modem qu'il vilipendait l'an dernier l'accusant de toutes les magouilles pour lui barrer la route de la tête de liste. Oublié tout cela, sans Azouz le Modem est foutu, comment pourrait-il se passer, en effet, d'un candidat qui a obtenu 16% dans son quartier de la Guillottière et autour lors d'un législative et qu'importe s'il s'agît là d'une circonscription qui englobe Rhône-Alpes, PACA et la Corse autant de régions où l'ancien ministre de De Villepin ne fait même pas rigoler quiconque. Et puis tant pis si le Modem compte un élu sortant en la personne de Jean-Luc Bénhiamas, balayé ce minable, Azouz arrive et veut la première place. Et les caciques du Modem n'ont en plus qu'à bien se tenir car Begag a le soutien de Gilles Vesco lequel oublie au passage qu'il doit son statut politique à Gérard Collomb qui lui a accordé une place sur sa liste à Lyon. Le maire de Lyon qui a lui au moins une candidate à cette élection parmi ses adjointes en la personne de Sylvie Guillaume. Mais Vesco ignore ce type de solidarité. Enfin il reste du chemin à faire à cet improbable attelage avant de décrocher la tête de liste pour les européennes mais une chose se confirme : Azouz n'en manque pas une pour faire parler de lui, il demeure bien Azouz le Gag.