Par Eva Bourgin

A partir du 30 avril 2021, Patrick Veisselier s’offre un périple en Smart jusqu’en Chine pour présenter son 2eme one-man-show. Un spectacle en mandarin, conçu autour de scènes chinoises ouvertes, avec lequel l’humoriste compte apporter de la bonne humeur en ces temps difficiles.

Il ne peut s’en empêcher. Rire est une action greffée en lui. Alors quand vient l’instant de lui demander le pourquoi de son voyage, Patrick le Chinois se laisse aller à un sourire. « J’ai toujours eu des idées audacieuses », plaisante-t-il, comme pour mieux justifier son périple. Et pour cause, alors que crise oblige, bon nombre d’artistes adaptent leur agenda, Patrick le Chinois se laisse aller à un pari fou : changer de territoire.

Et présenter ses talents ailleurs : en Chine. Un empire du milieu pourtant si lointain, que l’humoriste souhaite atteindre… en Smart. Une petite voiture et la preuve que cet auteur, metteur en scène ou producteur, aime les défis. Les défis marquants tant qu’à faire, l’humoriste lyonnais ayant prévu à l’origine, de présenter son 2e one-man-show « En attendant Beyoncé » (écrit en chinois, ndlr) au 2e étage de la Tour Eiffel, au printemps 2020 !

Un périple à travers les pays et les mesures sanitaires

La France confinée, Patrick le Chinois s’est donc adapté. Une Smart, une batterie, deux roues de secours, caméras et carnet de bord : il n’en faut pas plus pour l’intéressé. Tout le reste n’est que feeling et créativité, bien que l’adrénaline ait commencé à s’amplifier. « J’ai autant hâte de faire ce voyage que de faire mon spectacle », avoue-t-il, bien que cette traversée d’un mois soit freinée par la traversée d’une douzaine de pays et autant de protocoles sanitaires.

Pas de quoi ôter le sourire précieux du principal concerné, le Lyonnais préférant s’attarder sur les bienfaits de son épopée. « J’ai 35 jours de voyage, je vais en profiter pour m’entraîner pour mon spectacle », admet-il. L’âge n’ayant d’emprise sur la passion, le comique invite alors tout à chacun de suivre ce voyage fou. Et si certains ne peuvent s’y attarder, Patrick le Chinois a tout prévu. Et tout écrit, dans un livre intitulé « Déconfiné », prévu chez Amazon en juin prochain.

Prêt à partir, l’humoriste compte bien se nourrir du goût du risque. Et sans attendre. « L’attente du public est déjà très importante, et cela me suffit. Rester libre, c’est essentiel », poursuit celui pour qui les devants de la scène chinoise ne sont pas inconnus. L’année 2014 avait d’ailleurs marqué le début de « Patrick le Chinois », connu pour avoir été le premier Français à créer et jouer son spectacle en Chine et en mandarin. Non sans réussite. « Le public chinois est accueillant et bienveillant, j’en garde de bons souvenirs », raconte-t-il.

Un homme de défi

Petit bémol et de taille, l’humoriste ne parle pas chinois. Fort heureusement, tout problème ayant une solution, ce dernier semble s’être adapté, appuyé sur place par son ami Cédric Beau et son épouse Yuann, traducteurs de choix dans l’élaboration de ce deuxième opus. Coaché par son ami, l’humoriste en a profité pour apprendre son spectacle via Skype, en phonétique. Néanmoins confiant, Patrick Le Chinois trépide d’impatience. « Faire rire dans une autre langue, ne me fait pas peur. Les gens donnent de l’amour et ça reste très apprécié que quelqu’un apprenne leur langue », glisse… le comique alors que son aventure doit se conclure en juin 2021.

Un beau périple semblable à sa carrière, Patrick Veisselier ayant d’abord connu le soleil lyonnais, où il géra successivement les discothèques Bus Palladium (1994-1997) et l’Ambassade (1998-2002). Puis vint l’envie d’avoir envie, de se lancer dans l’humour en 2005. Au Caveau de la République à Paris d’abord, avant d’enchaîner les festivals comiques et les prémices de la scène théâtrale. Deux ans plus tard, l’intéressé présentait déjà son one-man-show au théâtre André Bourvil. Puis s’affichait comme comédien dans le court-métrage « un amour de septembre » d’Antoine Frison, le tout entrecoupé d’une prestation à l’Olympia le 19 avril 2007.

Pleine à craquer, la salle sut retenir un nom : Patrick le Chinois. Un patronyme à assumer sur place, en respectant ce vieux proverbe local : « qui veut faire le bonheur des autres, a déjà fait le sien ».

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