Aménageur du fleuve depuis plus de 80 ans et 1er producteur d’électricité 100% renouvelable en France, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) a par la voix de sa présidente Elisabeth Ayrault, appelé à une meilleure utilisation de la ressource en eau, au moment même où, facétie du temps, la capitale des Gaules s’efforce de jongler avec la montée des eaux. Preuve que le dérèglement climatique est significatif.

« Il est baroque de dire, lorsque la France est inondée de toute part, que les ressources diminuent ». Le constat n’a échappé à personne, encore moins au maire de Lyon Georges Képénékian, invité à se pencher sur le sujet, dans les travées du musée des Beaux-Arts. Mais si la ville s’initie à la vie vénitienne, il n’en reste pas moins que les trois dernières années « ont été les trois plus chaudes jamais enregistrées, dixit la présidente de CNR, et que le Rhône, en dépit de ses soubresauts actuels, a connu en 2017 un débit de moins 30%. »


« Il faut mettre en œuvre des traitements et le plus vite possible. C’est le médecin qui parle », a évoqué l’édile, appuyé par la présidente. « Nos saisons changent et les variations au cours de l’année s’amplifient », a conforté Elisabeth Ayrault. Conséquence, si les ressources s’amenuisent, les recettes de CNR suivent le même cours. Celui de la sécheresse. Ironie du sort, « trop d’eau, ce n’est pas le meilleur moment pour turbiner », a-t-elle enchaîné. Alors, que promettre en 2018 ? Une production qui reparte, la croissance du transport fluvial et bien sûr « continuer à accompagner dans leur développement les territoires autour du Rhône », promet-elle. MC

 Musée des Beaux-Arts
Jeudi 25 janvier 2018

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