Le collectif qui milite pour le maintien de l’OL sur le site historique de Gerland ressort les calculettes après l’annonce de la récupération par le Grand Lyon des compétences du Conseil général.

 

« Après que les collectivités se soient engagées à payer près de 400M€ pour les accès, c’est encore 531M€ (381M€ pour le stade + 150M€ pour les installations annexes, hôtels, restaurants, commerces) qu’elles prennent le risque de devoir débourser si d’aventure l’OL ne trouvait pas le financement. » Comment Les Gones pour Gerland arrivent à cette somme de près d’un milliard d’euros prise en charge des collectivités locales, alors que ces dernières n’engagent leurs investissements que sur les infrastructures de transports, pour un peu moins de 200 millions d’euros ?

 

En imaginant, qu’après le basculement de la caution d’emprunt votée par le Conseil général au Grand Lyon, l’OL n’honore par ses créances. Sauf que la caution incriminée concerne un emprunt obligataire de 80 millions d’euros et pas la totalité du coût du stade. Aussi, l’aménagement des installations annexes de l’enceinte sportive, baptisées ironiquement OL Land, est à la charge exclusive des partenaires privés. Il est donc peu vraisemblable que le Stade des Lumières, s’il sort de terre un jour, coûte un milliard d’euros aux collectivités, et par extension aux contribuables du Grand Lyon.