Par Justin Calixte

Si je me souviens bien, le premier slogan de la première campagne de Gérard Collomb était « Allions-nous pour Lyon ». 25 ans plus tard, il pourrait le reprendre puisqu’il s’est rallié à François Noël Buffet décidé à continuer la politique de son prédécesseur.

Certains semblent surpris de cet arrêt Buffet. À moins qu’ils ne fassent semblant. Car, en effet, c’est mal connaître Lyon. D’autres, et non des moindres, ont montré l’exemple : Edouard Herriot, Louis Pradel, Francisque Collomb, avaient déjà réussi à rallier à eux des personnalités venues d’horizons divers. On se souvient également que Raymond Barre montrait plus de sympathie à l’endroit de Gérard Collomb qu’envers beaucoup de ses adjoints de droite.

La décision que vient de prendre l’actuel maire de Lyon est évidemment la plus sage car l’arrivée des Verts moulus et de la France insoumise islamogauchiste aux manettes de la Métropole ne pourrait qu’annoncer un déclin de celle-ci. Tout le monde le sait, si l’on mélange le rouge et le vert on se retrouve marron.

Pour ceux qui s’offusquent ou qui disent ne pas en revenir, rappelons que Gégé, en tant que président du Grand Lyon comptait un nombre conséquent de vice-présidents dits de droite ou du centre.

Rappelons que dans l’équipe actuelle on compte de nombreux adjoints centristes. Rappelons également que ça fait un certain temps que Richard Brumm, l’adjoint aux finances de la ville de Lyon se situe à droite. Il avait d’ailleurs voté Sarko contre Ségolène et contre Hollande.

Rappelons encore que Gérard Collomb qui se méfiait comme de la peste de ses faux amis socialistes, avait choisi de prendre un publicitaire classé à droite pour réaliser ses premières campagnes électorales.

Car ne l’oublions pas, jamais l’intelligentsia de gauche lyonnaise (si j’ose dire), les Deschamps, Touraine, Daclin, Tête et autres personnalités sans aucune personnalité n’ont jamais aimé Collomb. Il le leur rendait bien.

Ça ne l’a pas empêché de leur confier des responsabilités importantes lors de ses différentes mandatures. Qui connaîtrait ces braves gens si leur ennemi intime ne les avait un jour promus ?

En fait, en s’appuyant en même temps sur la gauche et la droite, Gérard Collomb faisait du Macron avant l’heure et sans le savoir. Ce qui n’a pas empêché l’entourage du président de la république qui n’en rate pas une, de retirer son investiture LREM à notre Gégé.

La cote d’amour actuelle de son ex protégé étant ce qu’elle est, voilà qui devrait lui rapporter quelques voix supplémentaires et, je l’espère, nous débarrasser de cette coalition rouge-verte qui fait bien plus peur que le coronavirus.

Une peur qui devrait faire se bouger les abstentionnistes morts de trouille du premier tour qui, en se calfeutrant chez eux, ont provoqué ce résultat contre nature.

Enfin, moi ce que j’en dis !