La tribune satirique de Justin Calixte

Je ne sais si, comme certains le prétendent, Gérard Collomb a déclaré « après moi le déluge » après l’annonce des résultats de dimanche soir. En tout cas il a dû le penser tellement fort qu’il a été rapidement exaucé.

Mercredi dernier, Dieu qui semble-t-il n’apprécie que modérément les victoires de la gauche (on se souvient des pluies diluviennes le soir de l’élection de François Mitterrand en mai 81 et du septennat humide de François Hollande) a déversé des torrents de larmes sur notre belle ville de Lyon, menaçant au passage notre « Petit Gregory » de noyade.

Sont-ce les prémices de fléaux qui pourraient faire oublier les dix plaies d’Égypte ? À quand les nuages de sauterelles et les remontées de grenouilles ? Je ne sais.

Des pluies torrentielles se abattues mercredi sur Lyon… et ses cyclistes en vert et contre tout – Capture d’écran BFM Lyon

En tout cas, cette pluie tellement attendue en ces temps de canicule va permettre aux bacs de la rue Édouard Herriot, stockés au fort de la Motte, de reverdir. On ne devrait pas tarder à les voir rappliquer à toute vitesse dans nos artères bouchées.

J’imagine également qu’Étienne Tête, viré par Collomb, va dans l’ombre recommander au nouveau maire de Lyon de démonter les « honteuses » caméras de surveillance à la grande joie des dealers de la Guillotière.

Quelques statues devraient être rapidement déboulonnées. Il y a le choix.

On peut imaginer que Lyon, dans quelques mois, ressemblera aux crasseuses pentes de la Croix-Rousse.

Mais il ne faut pas désespérer. Souvenons-nous de l’inoubliable Gilles Buna, écolo dogmatique, transformé en bâtisseur infatigable après être devenu adjoint à l’urbanisme.

En attendant, j’ai acheté une voiture hybride et je me suis rendu à Fourvière brûler un cierge en demandant à Marie qui a déjà sauvé la ville de Lyon dans le passé, d’apporter quelques lumières à Grégory Doucet, adoubé par le conseil municipal cet après-midi afin qu’il n’oublie pas que plus de 80% des Lyonnais n’ont pas voté pour lui.

Enfin, moi ce que j’en dis !