photo_droite A 60 ans, cet universitaire moustachu a été adjoint aux sports et aux grands travaux de Raymond Barre. Fondateur des Entretiens Jacques Cartier, il a été élu conseiller municipal du 7ème arrdt en 2001.

 

Longtemps les entretiens Jacques Cartier ont rayonné grâce à Raymond Barre. Sa disparition ne risque-t-elle pas de les plonger dans l'obscurité ?

Pas du tout. Pour 2 raisons d'ailleurs. D'abord, il faut quand même rappeler que le Centre Jacques Cartier est une idée personnelle que j'ai proposée dans les années 1983 à Charles Mérieux avec comme objectif de permettre aux élites qui ne se rencontrent pas comme les milieux économiques, politiques, financiers, universitaires, scientifiques, de le faire dans un immense réseau à l'échelle de Rhône-Alpes.

 

Que représente le Centre aujourd'hui ?

Progressivement il est devenu l'un des plus grands rassemblements de Québécois et de Canadiens au même moment en France et en Europe. Le problème de Jacques Cartier est de trouver un président. Je cherche, j'aurai probablement trouvé en janvier. Ce sera soit un représentant du monde économique, peut-être un Parisien, ou alors un universitaire très connu. Jacques Cartier est une structure solide : 80 partenaires, un budget de 800 000 euros, la Région est un des partenaires forts, la Ville de Lyon, le Grand Lyon, le Conseil général de l'Ain, de l'Isère, de la Loire, tous les partenaires universitaires… 35 entreprises françaises et canadiennes sont membres du Centre, c'est devenu une structure forte qui se consolide chaque année.

 

Jean-Michel Daclin a tout fait pour vous sucrer vos subventions… Un peu plus, et vous faisiez une croix sur vos voyages au Canada !

Je n'ai pas besoin de Jacques Cartier pour aller au Québec ! J'ai eu la chance de pouvoir présider la Société de démographie historique pendant 10 ans, qui est une grande société savante dans ma discipline et d'être invité dans le monde entier. La subvention de la Ville de Lyon et du Grand Lyon ne représente que 4% du budget global. Le fait est que Jean-Michel Daclin n'est pas venu l'année dernière quand nous avons accueilli le maire de Montréal, Gérald Tremblay. Ce dernier m'a dit : « Ecoute Alain, j'ai compris que Lyon était la capitale régionale »… En plus, quand Daclin part en mission avec d'autres, on lui dit que l'essentiel des relations ou un des éléments les plus visibles entre le Québec, la région Rhône Alpes et la France, c'est le centre Jacques Cartier. Ce sont donc les autres qui le disent et pas moi.

 

Comment expliquez-vous que l'OL est champion depuis que vous n'êtes plus adjoint aux Sports ?

Moi je suis un vieux supporter de l'OL donc j'ai supporté l'OL dans toutes les conditions. Mon père a été à l'origine du club des supporters, moi j'y allais le dimanche, je tirais la loterie à la mi-temps… L'OL fait donc partie de mon cœur. J'ai eu la chance de faire des déplacements avec Jean-Michel Aulas et le Comité de gestion. J'aurais préféré que Lyon soit champion de France quand j'étais adjoint mais ce qui m'intéresse ce que Lyon le soit maintenant. L'OL est une grande équipe avec un grand président qui a structuré ce club comme un grand club européen, qui a apporté des moyens financiers avec le partenariat de Seydoux. Quand j'ai quitté le poste d'adjoint aux sports, nous étions dans l'aboutissement du processus de structuration. Thierry Braillard a profité de cette dynamique.  

 

Ce n'est pas frustrant que ce soit Thierry Braillard qui récolte les fruits ?

Non, je m'en fous, ça m'indiffère totalement. J'ai été adjoint par hasard, c'est Barre qui m'a dit : « il y a un problème, il faut que vous soyez adjoint aux sports ». Etant donné que j'allais toujours voir l'OL avant, c'est le supporter qui a répondu. Je réponds franchement, c'est plus agréable lorsque l'on est adjoint d'avoir une équipe 5, 6 ou 7 fois champions de France, mais ça ne m'a jamais posé le moindre problème.

 

Depuis plusieurs mois, vous portez minerve et corset. Est-ce dû à vos mauvaises relations avec Dominique Perben ?

(Rires) Je n'ai jamais passé des vacances aussi sportives que cet été car avec ma femme nous sommes allés en Colombie britannique, dans l'état de Washington et dans l'Oregon et nous avons dû faire 8 à 9 heures de marche par jour. Après, je suis allé une semaine à Paros. J'ai soulevé une valise de 30 kg dans le ferry et je me suis retrouvé le lendemain de l'enterrement de Barre avec une sciatique. Certains ont dit que c'était les conséquences de la disparition de Raymond Barre… C'est peut-être vrai au niveau de l'inconscient mais je pense plutôt que j'ai une faiblesse du dos et je l'assume. A moins que j'en aie plein le dos de certains…

 

Perben ne semble pas très chaud pour vous prendre sur ses listes…

Ça c'est vous qui le dites ! Je n'ai pas cette information ! J'ai joué le jeu, j'ai fourni énormément de notes dans le domaine culturel, j'ai fait jouer mes réseaux dans le monde culturel, économique et scientifique. Je pense que j'ai par mes réseaux autant de pouvoir pour amener des voix, qu'un pouvoir de nuisance. Vous savez, s'il s'avérait que je ne suis pas d'accord avec le programme de Perben ou avec ses alliances, je le ferai savoir…

 

Vous vous êtes beaucoup impliqué pour faire rencontrer à Perben le monde culturel…

Pas seulement culturel, il m'a demandé d'organiser une rencontre avec tous les acteurs culturels et ils sont tous venus. Un jour, il m'a demandé d'organiser un petit déjeuner avec les clubs sportifs, soit 17 clubs et les 17 sont venus. Il m'a demandé de rencontrer tous les acteurs universitaires. J'ai donc organisé des petits-déjeuners, des déjeuners, des dîners,… Les gens me connaissent et m'aiment bien et ils acceptent mes invitations et ça c'est très bien passé. Je sers donc à ça !

 

Vous ne pensez pas qu'il est temps pour vous de laisser la place aux jeunes…

Et Perben, il a quel âge ? Et Collomb ? C'est ce que j'ai dit à Dominique Perben, on ne peut pas construire une liste sans mémoire. Une liste c'est prendre des gens qui ont une expérience, moi ce que je mets en avant c'est mon envie de faire un mandat de plus, mon expérience, ma compétence que j'ai prouvée dans des conditions difficiles dans le mandat précédent. Le reste, prendre des gens sans expériences, qui sont des idéalistes, ça ne fait pas une liste. Une liste c'est à la fois un renouvellement, Collomb va d'ailleurs faire une liste à la fois avec des gens d'expérience et avec des gens comme Richard Brumm, qui, aux dernières nouvelles, n'a pas 30 ans. L'âge n'est pas un obstacle pour moi, je me sens encore très jeune, et j'ai encore 7 ans de vie active au CNRS. 

 

Marie-Chantal Desbazeille, ancienne maire du 7ème, estime que vous êtes responsable de la perte de la mairie du 7ème en 2001.  

Puisqu'il faut rappeler un peu 2001, même si pour moi ça n'a plus aucun intérêt… D'abord, j'avais dit à Raymond Barre qu'en mettant en tête de liste Marie-Chantal Desbazeille on perdrait le 7ème arrondissement, et surtout j'avais dit à Raymond Barre et à Michel Mercier, il faut empêcher Marie-Chantal de se présenter contre Fulchiron. Hors la responsable de la défaite en 2001, c'est Marie Chantal. Premièrement, elle a éjecté de sa liste tous ceux qui rapportaient des voix. Elle s'est présentée contre Fulchiron,… Moi, j'avais une association « le 7 gagnant » qui a ramené toutes les voix de l'UDF, et on a perdu de 400 voix et il y a plus de 1000 personnes qui ont voté Fulchiron et qui dans le bureau à côté n'ont pas voté.

 

Pour les habitants du 7ème, quelle est la plus value Bideau ? Un arrondissement dans lequel vous ne vivez pas…

Beaucoup d'élus ont l'idée de se présenter dans l'arrondissement où ils vivent. Moi j'y travaille, je peux vous répondre un truc complètement débile, que mon père avait un magasin place du Pont, comme il en avait dans tous les arrondissements, je pourrai me présenter partout, je suis né dans le 3ème, j'ai fait mes études à Lyon 2, je passe 10 heures par jour dans le 7ème arrondissement. Je sais qu'il y a un certain nombre d'universitaires qui habitent le 7ème arrondissement et je vais le renverser. Si c'est important d'avoir un universitaire ou un chercheur sur une liste, je suis alors probablement l'un des chercheurs et des universitaires les plus connus en Rhône-Alpes, c'est aussi simple que ça. Les milieux économiques c'est exactement la même chose, il y a beaucoup d'industriels bio-tech dans le 7ème… J'apporte donc autant que n'importe qui.

 

Comment jugez-vous le bilan du maire actuel, le socialiste Jean-Pierre Flaconnèche ?

Le vrai problème c'est que le bilan ne s'analyse jamais à l'échelle d'un arrondissement car il n'y a pas de pouvoir dans un arrondissement. Je vais vous répondre que le plus bel exemple ce n'est pas Gérard Collomb qui, dans le mandat précédent, a fait la rénovation du 9ème, c'est Barre qui l'a décidé et là c'est la même chose. Le développement du 7ème mais était déjà inscrit du temps de Barre. Il y a eu un renouvellement considérable de sa population, il y a un certain nombre de choses qui ont été faites comme la bibliothèque de la place Jean Macé donc globalement il s'est fait des choses.

 

Bilan positif ou négatif ?

Nous jugerons le bilan de Collomb, et il y a 2 façons de juger un bilan… on dira, sur le plan scolaire qu'est-ce qui s'est fait ? Sur le plan des résidences pour personnes âgées, qu'est-ce qui s'est fait ? Sur le plan sportif ?… c'est donc comme ça que nous analysons un bilan. Mais le 7ème arrondissement est évidemment un arrondissement que l'on a complètement transformé. La rénovation du boulevard a été décidée par la mandature précédente, le parking qui n'est pas fini de construire a aussi été décidé par la mandature précédente, la rénovation de la Halle Tony Garnier, c'est nous qui l'avons décidée. Il y a donc une continuité politique qui fait que nous ne jugeons pas à l'instant T. C'est aussi aux habitants de dire ce qu'ils pensent de Flaconnèche. Est-ce que Flaconnèche est à l'écoute des habitants ? Je ne suis pas secrétaire général du 7ème arrondissement, moi je ne vois Flaconnèche que dans le cadre des conseils d'arrondissement. Je n'ai donc pas à dire que c'est positif ou pas !

 

Mais en tant qu'élu du 7ème vous pouvez nous le dire ?

Je ne suis pas un élu du 7ème, je suis un élu de la ville de Lyon. Moi je suis conseiller municipal, j'ai été vice-président de la communauté urbaine, je me suis occupé du transfert de compétences et de la région urbaine de Lyon. Je ne me suis pas occupé de gérer la voirie du 7ème arrondissement, je ne suis ni un militant, ni un élu d'arrondissement, je suis un élu municipal et dans mon domaine de compétence je rends des services. Il y a des gens dont l'engagement politique est de militer, d'aller sur les marchés et je trouve ça très bien. Moi, j'ai commencé à faire de la politique tellement tard que Monsieur Barre m'a demandé de venir parce que mon profil l'intéressait et c'est ce que j'ai à offrir à Dominique Perben. Je ne suis pas en train de vendre ma candidature dans le 7ème parce que je suis un militant de base du 7ème.

 

En résumé, que vous soyez dans le 7ème arrondissement ou dans un autre, peu importe ?

Oui.

 

C'est grave ce que vous dites !

Mais non, ce n'est pas du tout grave ! Si vous mettez dans votre papier que c'est grave c'est que nous n'avez pas compris ma logique. La loi PLM vous place dans un arrondissement…

 

Pour les habitants de cet arrondissement c'est important…

Si vous dites qu'il y a des universitaires, des gens dans les secteurs de biotechnologie, j'ai donc plus de lisibilité.

 

Vous n'avez pas le drapeau du 7ème dans…

(Il m'interrompt) Mais qui a le drapeau d'un arrondissement ?

 

Les gens qui militent dans un arrondissement se battent dans un arrondissement bien donné mais vous peu importe.

Vous n'avez donc rien compris à ce que j'ai dit, je ne suis pas clair ? Si vous n'arrivez pas à comprendre ma pensée vous me ferez regretter d'être venu ! Ce que je veux dire c'est que je suis dans le 7ème par la volonté du maire précédent.

 

On parle d'avenir !

Mais qui décide ? Ce n'est pas Lionel Lassagne qui a décidé d'être dans le 3ème, c'est Perben ! Pour ma part, posez la question à Dominique Perben ! Je lui ai dit mon choix. Si vous, vous avez une information, vous pouvez déjà écrire que moi il m'a dit il y a quelques jours que je serai sur les listes et que je serai dans le 7ème et que je serai 2ème ! Si vous voyez que la tête de liste n'est pas une femme dans le 7ème, vous aurez la réponse que je ne serai pas sur les listes, ce n'est pas moi qui ait décidé car c'est Perben qui compose les listes. Vous croyez que Braillard, tout Braillard qu'il est, il essaye de se positionner dans un arrondissement pour être certain d'être élu ! Les gens qui ont envie de continuer à faire de la politique, d'être député, ils se placent dans des arrondissements. La logique PLM est très simple, avant d'aller devant les urnes, vous savez déjà si vous êtes au conseil municipal. Tout maire compose donc ses listes de cette façon. Comme il n'est pas sur du résultat global par arrondissement, il place en position éligible tous les gens qu'il veut voir dans son exécutif. Donc la réponse à la question que vous me posez, il faut la poser à Perben et quand vous allez voir, par exemple, en général c'est 3 élus pour la liste qui arrive en tête, on sait tout ça à l'avance. Le choix que vont faire les maires, Collomb d'un côté et Perben de l'autre, vous indique sur qui ils veulent s'appuyer.

 

Ce n'est donc pas pour l'amour d'un quartier… (Nico)

Mais j'ai l'amour de la Ville ! J'ai dit moi, j'ai l'amour de ma ville ! Il faut être sérieux ! Qu'est-ce que Collomb a dit au conseil municipal « j'aime ma ville je m'incarne et je me réincarne dans cette ville ». Moi aussi, je suis Lyonnais et j'aime ma ville. Quand on parle du centre Jacques Cartier à l'international, on ne parle pas du 7ème arrondissement ou de la Guillotière, on parle de Lyon, du Grand Lyon. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la vision métropolitaine, c'est-à-dire la place de la région dans un territoire. Il y a des gens pour qui le job c'est de militer à l'échelle et ces gens là ils se présentent dans les cantons. Si moi j'avais envie d'être conseiller général à la Guillotière, j'aurai fais acte de candidature. C'est donc à ces gens là qui vont être investis par l'UMP à qui il faut demander s'ils ont l'amour du quartier. Vous pourrez demander à Flaconnèche si il a l'amour du quartier !

 

Flaconnèche assure avoir l'amour de son quartier !

Mais moi aussi je peux vous dire que j'ai l'amour du 7ème ! J'y travaille ! Je passe plus de temps que n'importe qui dans le 7ème arrondissement depuis 35 ans ! J'y passe 10 à 12 heures par jour ! Vous n'allez pas me dire que je ne suis pas un amoureux du 7ème ! (rires) En plus, mon père y avait un magasin !

 

Vous êtes un vrai chat, vous arrivez bien à retomber sur vos pattes !!

Vous savez où je travaille ? 86 rue Pasteur ! Je n'ai jamais dit que je n'aimais pas le 7ème, j'y vis !! Ce n'est pas une interview, c'est du réductionnisme !

 

Si Perben vous êtes élu, quel poste voulez-vous occuper ?

Quand on forme un gouvernement, l'important ce n'est pas d'être là ou là, c'est qu'on vous téléphone pour qu'on vous dise : « vous vouliez la culture, vous vous retrouvez à l'agriculture ». Moi je suis devenu adjoint aux marchés publics et aux travaux de la ville de Lyon, quand Barre m'a appelé et m'a dit : « ça vous intéresse ? » Je ne savais même pas ce qu'était la maîtrise d'ouvrage et d'œuvre. Comme bon universitaire j'ai pris des cours un certain nombre de samedis. J'ai été un adjoint aux marchés publics et aux travaux que les milieux économiques ont apprécié. Je suis devenu adjoint aux sports complètement par hasard puisque Barre m'a appelé.

 

Aujourd'hui, qu'est-ce que vous aimeriez faire ? Arrêtez de faire de la langue de bois !

Je ne fais pas de langue de bois, je vous explique comment on devient adjoint ! Ce qui m'intéresse le plus actuellement, c'est tout ce que j'ai fait avec Gérard Collomb dans le  cadre de la région urbaine de Lyon c'est-à-dire l'aménagement du territoire et l'urbanisme. La culture, j'en consomme par goût, par plaisir, j'organise des colloques sur la culture avec le centre Jacques Cartier. Si on pense que je peux être un bon adjoint à la culture, ça me ferait plaisir. Mais si on me demande ce qui m'intéresse le plus, je dirais que le poste que je trouve le plus intéressant serait l'urbanisme au sens large.

 

Quelles sont vos propositions phares dans ce domaine ?

Je vais répondre en intégrant la communauté urbaine de Lyon, ce qui m'intéresserait c'est que l'on affirme que l'espace pertinent d'une agglomération comme Lyon et le Grand Lyon, c'est la région urbaine de Lyon. Je trouve qu'une ville comme Lyon qui a 450 000 habitants et d'une agglomération de 1 300 000, ce n'est pas suffisant pour être une métropole à l'échelle internationale. La ville de Lyon a la chance d'avoir un territoire très pertinent qui s'appelle la région urbaine de Lyon qui a 8000 km2 avec presque 3 millions d'habitants et que c'est dans cet espace que se résolvent tous les problèmes de transport, d'infrastructures routières. Sur le plan culturel, la synergie entre le potentiel de Lyon et du Grand Lyon et de Saint Etienne. Sur le plan économique, pourquoi il n'y aurait pas une seule chambre de commerce à l'échelle de ce territoire, pour moi ce qui me parait très important ce serait de mettre en place, à travers une politique de l'urbanisme, une gouvernance métropolitaine et que tous ces problèmes-là changent d'échelle.

 

Donnez-nous des exemples concrets de projets phares…

Je ne peux pas en parler maintenant mais j'ai proposé un très grand projet structurant pour Sergent Blandan, c'est un projet global qui sera à la fois sportif, culturel et social, un projet original. Ce qui m'intéresserait c'est que ce projet soit mené à bien et à mon avis c'est un projet qui est au cœur de ville qui serait aussi fort que l'aménagement des berges du Rhône… La réflexion sur l'Hôtel Dieu ça m'intéresse, je trouve que c'est un projet pertinent y compris l'esplanade mais qui est un vieux projet qui avait déjà été présenté par Charles Mérieux. Je pense que la Grande Poste de Lyon n'a plus aucune raison d'être en centre ville et j'ai proposé d'en faire un grand campus universitaire, voilà un grand projet ! Personne n'a eu cette idée !

 

Quelles critiques adressez-vous à Gérard Collomb en matière d'urbanisme ?

Je critique le fait que nous ayons choisi de faire un tramway au Confluent, c'est une erreur dramatique car il fallait faire un métro ! Là, nous avons réduit la voirie ! On fait un Conseil régional sans parking, on fait un musée des confluences sans parking, on a un tramway qui n'amène nulle part. Aucun grand équipement sportif n'aura été construit depuis Louis Pradel. Le plus grand équipement qui a été construit c'est la Halle des sports boulevard Vivier merle. Dans le bilan de Collomb, aucun équipement, en dehors de gymnases, n'aura été fait. Moi je suis pour quelque chose de simple, c'est-à-dire pour que l'on transforme le Palais des sports en salle de spectacle en 6 à 8000, ce qui nous éviterait de faire un Zénith. Le fait de voir le palais de sports qui deviendrait une salle de spectacle va permettre de libérer la Halle Tony Garnier pendant 3 mois pour faire de grandes expositions internationales qui vont amener des touristes à Lyon.

 

Que pensez-vous du nouveau stade ?

Je milite pour le projet d'Aulas qui est un projet intéressant et structurant pour l'Est Lyonnais. Je ne veux pas parler du projet Moretton, mais je pense qu'il faut aussi que l'on ait un grand palais des sports à Lyon digne d'une grande ville. Je propose qu'il soit construit sur le côté où il y a la piscine.

On vous a donc acheté un petit cadeau… pour le cas où vous décrocheriez l'urbanisme ! J'espère qu'il vous ira, comme vous avez pris la grosse tête…

Le vrai problème que j'ai sans avoir pris la grosse tête ? C'est que j'ai un tour de tête très important ce qui fait que je porte le Borsalino !