Texte : Fanny Suteau –Naïs Pirollet, finaliste lyonnaise pour le Bocuse d’Or, a présenté sa Team France dans les salons de l’Hôtel de Région pour le concours qui se tient le 22 et 23 janvier, à l’occasion du Sirha.

Dernière ligne droite avant le jour-J. L’équipe de France a la tête dans le guidon et les pieds dans le plat. Il y a deux ans, c’est le Chef Davy Tissot qui avait remporté le Bocuse d’Or. Cette année encore, Laurent Wauquiez, est le premier partenaire de la Team France « avec un soutien de 130 000 euros », précisa-t-il.

Le Président de la Région en a profité pour retrouver Naïs Pirollet, rencontrée il y a deux ans, à la fin de la présentation de la Team France de Davy Tissot. « La prochaine fois, c’est moi qui représenterai l’équipe de France », lui avait-t-elle assuré, alors âgée de seulement 23 ans.

« Naïs c’est le visage de l’avenir de la gastronomie française », affirma le Président de la Région AURA.

Pour lui, « il faut qu’elle fasse une cuisine comme elle est : imaginative, pleine d’énergie, de peps, mais aussi lumineuse et j’ai une grande confiance. C’est une vraie guerrière ».En effet, malgré son jeune âge, Naïs Pirollet ne se laisse pas impressionner. « Naïs est jeune, c’est pas du tout un souci, puisque la priorité c’est son engament, son ambition », présenta son coach Edouard Loubet.

« Le Chef Tissot m’a appris pendant sa participation qu’il faut savoir s’entourer, combler ses faiblesses et appuyer ses forces », déclara de son côté, la chef. « Ce qui est bon dans la cuisine c’est le souvenir, c’est la mémoire des goûts, du gratin de la grand-mère, de la soupe de la maman, ce sont des choses qui touchent », rappela la jeune femme.

Une équipe de goût

Dans son équipe rapprochée pour le concours, Naïs Pirollet peut compter sur son commis Cole Millard. « J’ai une totale confiance en son travail et son investissement dans cette mission », expliqua-t-elle. Également à ses côtés, le Chef Edouard Loubet, son coach qui la guide dans sa cuisine, « d’une sincérité, d’une simplicité et d’une générosité exceptionnelle » indiqua la candidate.

En parallèle, Naïs Pirollet peut également compter sur Jacques Marcon, représentant de jury de la Team dans la dégustation, mais aussi Tom Calazel, son cousin, ingénieur chimiste qui s’occupe de la logistique et Luc Laval chargé des préparations en amont du concours.

Naïs Pirollet en cuisine, aux côtés de son coach Edouard Loubet et Tom Calazel

Mais la gastronome peut également faire confiance à la Team France, composée de chefs reconnus (Serge Vieira, Romuald Fassenet, Eric Pras et Davy Tissot). « Des chefs qui me guident, qui me portent, qui m’orientent », souligna-t-elle.

Même si Naïs Pirollet est très bien entourée, la chef souhaitait élargir le cercle de la Team France à la nation. « On a besoin de représenter plusieurs types de gastronomie, on a besoin de représenter plusieurs identités et surtout j’avais besoin d’absorber de l’expérience », détailla-t-elle. La jeune femme de 25 ans a donc notamment sollicité différents chefs Français : Jérôme Banctel à Paris, Anne-Sophie Pic à Valence, Pierre Gagnaire et Laurent Petit.

Une organisation aux petits oignons

Naïs Pirollet ne perd pas une minute. « C’est un travail qui nous prend aux tripes. On le vit, on respire Bocuse d’Or, on est dedans depuis deux mois quasiment sans lever la tête. C’est vraiment un travail d’équipe », insista-t-elle. Pour se préparer aux mieux, Naïs Pirollet a réalisé sept entrainements de 5h30 pour se mettre dans les conditions réelles.

« Rien que d’y penser j’ai des fourmis dans le ventre. C’est une belle aventure, c’est un bon stress. Il faut profiter de cette expérience inoubliable », conclut Naïs Pirollet. C’est la première femme à porter les couleurs de l’équipe de France pour le concours et peut-être la première à le gagner.