Par Noëlle Bissuel

Émouvante cérémonie ce mercredi 25 septembre 2019, à Saint Jacques-des-Arrêts dans le Haut-Beaujolais. En présence du peintre Jean Fusaro (qui a décoré l’église de 1990 à 2010) accompagné de Cécile son épouse.

Bernard Gouttenoire (auteur du projet de Fusaro, pour le Département du Rhône) avait convié le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, à célébrer une messe de retrouvailles, concélébrée par le père Daniel Vandenberg (ancien archidiacre du cardinal Albert Decourtray). Le père Keradec, prêtre de la paroisse, était retenu pour la catéchèse, à Monsols.

Christophe Guilloteau, Parisien ce jour-là à son grand regret, excusé, s’était fait dignement représenter par Colette Darphin, conseiller départemental du canton de Monsols, et la présence de Michel Mercier – ancien ministre de Nicolas Sarkozy et Président du Département à l’époque du financement du chef d’œuvre de Fusaro signifiait bien l’importance de cette rencontre qui se voulait amicale, festive et très respectueuse.

L’ambiance était contenue à la prière, la messe était vouée à la mémoire de Monique Soulier, récemment disparue, également la pensée de Annie et Régis Neyret était dans les cœurs, sans oublier Jean-Baptiste Fusaro (mort tragiquement en mars 1991, sous le tunnel de la Croix-Rousse) et son frère Dominique Fusaro qui nous a quitté l’an passé, à Sète. Jean Fusaro, 94 ans, était sensible à ses intentions de prière, de même qu’André Soulier très présent, avec son fils Bertrand.

 
L’homélie parlait de la miséricorde Divine, de cette grâce, que Dieu accorde aux plus humbles, qui lui font confiance.

Un texte fort de la part du cardinal Barbarin, brillant exégète qui, humblement s’adressait à ceux -nombreux dans l’assistance- qui souffrent. Il rajoutait « Ici, à St Jacques-des-Arrêts, vous avez voulu, vous les auteurs de ce magnifique projet, faire renaitre ce canton, dont on disait qu’il partait un peu dans une solitude ou un abandon. Pour y attirer du monde, vous vous êtes dit : le plus beau pour ouvrir un avenir, c’est replonger dans le passé et donc, vous avez présenté ici -avec un grand artiste- les merveilles d’une histoire dont nous sommes le fruit, de sorte qu’elle nous donne l’envie ou l’intention d’aller plus loin ».

 

Après l’envoi, Bernard Gouttenoire expliquait la peinture de Fusaro à tous les invités. Pourquoi une telle œuvre à St Jacques-des-Arrêts ? Comment le conseil municipal – d’abord réticent – a suivi Claude Roche (maire du village, décédé). Pourquoi un tel chemin de croix très évangélisateur ? Comment Thierry, le coiffeur de Madame Fusaro, s’est retrouvé à tenir le rôle du Christ ? Qui est Saint-Agobard, le patron des ufologues, à Lyon, en l’an 800, au temps de l’évêque Leidrade ? Pourquoi les Saints et Martyrs de Lyon sont-ils morts pour le Christ ? Et Saint Irénée le 2e évêque de Lyon, pourquoi fait-il référence -à Smyrne- à l’évêque Polycarpe, qui a connu Saint Jean ? Tant de questions qui éclairent nos vies et que la peinture de Fusaro, parvient à élucider.

C’est ce qu’ont découvert les visiteurs dont les élus du Rhône, Béatrice Lacharme maire de St Jacques, Christiane Triboulet (1ere adjointe à St Jacques) et son mari Gérard Triboulet, Lucien Briday (ancien maire de St Jacques), Alain Gobet maire d’Ouroux, le docteur Paul Laffly, ancien maire de Neuville, ancien conseiller général, Michel Rousseau maire de Cailloux sur Fontaines (où réside Fusaro, et qui va baptiser une place au nom du peintre), André Bruyas son 1er adjoint, Philippe Valode, historien, Olivier Girerd (Renaissance du Vieux-Lyon).

Le journaliste Gérard Angel, Fatima Bosnier, Alain Georges (le galeriste exclusif de Fusaro, rue Auguste Comte), le soyeux lyonnais Henri Germain, Nicole Balland, Dominique Drevet, Florence Patrimonio, Brigitte Besse, Gérard Duchêne, Sylvette Jadeau, le peintre Demeter, Odyle Collin peintre et poète, et son mari Stevie Dixon (Serge Dumonteil) rock-critic de Lyon Poche.

Tous ont apprécié cette communion d’esprit, qui s’est clôturée par la présentation des esquisses d’un futur portrait du cardinal Philippe Barbarin, par Gérard Gasquet, qui a trouvé -au plus juste- l’âme du prélat.