Menacé d’annulation, le Rallye des Gones veut croire en sa bonne étoile, quitte à patienter quelques jours. Pour l’heure, son président Jean-Brice London entend « faire le maximum pour maintenir la 6e édition ».

Le proverbe est légèrement retouché, mais il en va ainsi de la pandémie, elle est bouleverse les habitudes jusque dans nos dictons sacrés. Faute de pouvoir exposer leurs châssis en tôle avant le 11 mai, les scootéristes ont bien l’intention de profiter du mois de juillet (du vendredi 10 au dimanche 12) pour faire ce qui leur plait, à savoir exposer leurs plus beaux Vespa d’époque, Lambretta, Peugeot et autres Bernardet qu’ils ont l’habitude d’enfourcher à la lumière de l’été autour de Sathonay village.

Une véritable commémoration à l’intention de ses scooters mythiques que le Scooter Club Lyonnais doit honorer à l’occasion de la sixième édition de ce festival, élu rallye national Vespa Club de France et dont Lyon People est partenaire. Hélas, le coronavirus encore largement présent, le festival doit aujourd’hui jongler avec l’interdiction de « tout événement au public nombreux » promulgué par le gouvernement jusqu’à la mi-juillet, de quoi freiner sérieusement les ambitions de ce rassemblement qui d’ordinaire, rassemble plus de 500 passionnés et plus de mille fans, lors des deux soirées concerts du vendredi et du samedi.


« On peut décaler l’événement de quinze jours »

Pour autant, faute d’éléments précis sur la définition de « public nombreux », Jean-Brice London, demeure très motivé. Et se refuse à évoquer une quelconque annulation. « On fait le maximum pour le maintenir, on a pas mal bossé sur cette édition, les partenaires nous suivent, le Lambretta Club de France se joint à la fête si c’est maintenu. Pour cela, on peut décaler l’événement de quinze jours », assure-t-il.

Salué dans le monde pour son organisation rodée, le Rallye des Gones se laisse ainsi une chance de voir ses adeptes enfourcher leur bécane pour enchanter les Dombes, le Beaujolais et la capitale des Gaules. Des balades de 25 et 70 kilomètres que Jean-Brice London peut « se permettre d’annuler au dernier moment ». « On peut espérer que dans trois mois, ça bouge un peu plus. On va se laisser jusqu’au mois de juin ». Scoot un jour, scoot toujours !

Plus d’infos : www.scooterclublyonnais.com