Par Morgan Couturier

Après Marseille et Paris, Lyon vient à son tour d’être placée en zone d’alerte maximale par le gouvernement, ce vendredi 8 octobre 2020. Les bars vont donc être contraints de fermer, quand le protocole sanitaire est lui renforcé.

L’allocution d’Olivier Véran et de Bruno Le Maire était attendue avec crispation par les uns, un mince espoir d’échapper au sort réservé à Paris ou Marseille pour les autres. Le verdict n’aura pas tardé : comme Saint-Etienne, Grenoble ou Lille, Lyon s’est vue contrainte de basculer en « zone d’alerte maximale ».

Une triste nouvelle pour les propriétaires de bars, qui après avoir été contraints de fermer boutique à 22h, sont désormais condamnés, dès ce samedi 10 octobre, à tirer le rideau, à la différence des restaurants, lesquels pourront continuer leurs activités.

Ces derniers sont néanmoins sommés de respecter des mesures sanitaires de plus en plus strictes, comme la mise en place d’un paiement à table, celle-ci étant désormais limitée à 6 personnes maximum, de manière à éviter les déplacements au sein des établissements.

Ces nouvelles contraintes ne manqueront pas de faire réagir, comme l’a très justement reconnu le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, lequel assure toutefois que sa porte restait « toujours ouverte pour ajuster ces dispositifs ».

Une aide financière accordée pour les entreprises de moins de 50 salariés

Alors que les propositions devraient affubler dans les jours à venir, ce passage en alerte maximale vient également proscrire toute organisation de fêtes, mais aussi et surtout, de foires, de congrès et autres salons, de quoi renforcer la détresse et l’animosité de tous les professionnels de l’événementiel.

Une colère que le gouvernement devrait avoir du mal à contenir malgré la mise en place d’aides pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés. Dans cette optique, Bruno Le Maire a chiffré à 75 000 entreprises, le nombre de nouvelles sociétés pouvant bénéficier du fonds de solidarité (une aide mensuelle rehaussée à 10 000€ maximum, ndlr).

Des entreprises exsangues qui, selon le ministre de l’Economie, pourront également profiter d’exonération de charges sociales, lorsque les pertes de chiffres d’affaires dépassent 50%. Reste qu’entre Rhône et Saône, la situation ne semble pas s’améliorer. Pire, les comptes des sociétés impliquées sont eux, d’ores et déjà, en « alerte maximale ».