Par Morgan Couturier

Alors que les marketplaces occupent 60% du marché de l’e-commerce, la start-up Wizaplace figure parmi les leaders mondiaux en matière de création de logiciels spécifiques. Offrant un vrai gain de temps, à prix réduit, la start-up compte aujourd’hui plus de cent marketplaces à son actif.

L’affiche, apposée sur la porte du bureau du directeur, a savamment été choisie, comme pour illustrer au mieux l’ambiance de la maison. Trois mots et un poster : « Le Bon, la Brute et le Truand ». Un film culte des années 60 qui, aujourd’hui encore, reflète à merveille l’activité de Wizaplace, cette société à l’intérieur de laquelle, chaque salarié se dit prêt à dégainer pour accomplir ce que l’entreprise sait faire de mieux, éditer des marketplaces.

Et même si la conjoncture actuelle inviterait plutôt à voir les bottes de paille défiler dans ces locaux de 1200m2, son fondateur, Eric Alessandri se réjouit lui, d’avoir fait de sa boite, un réel blockbuster. Une aventure débutée en 2012, lorsque cet audioprothésiste de métier jugea intéressant de proposer ses produits sur le net. Le succès fut tel que les géants du secteur voulurent fermer ce site concurrentiel. Qu’importe, l’idée avait germé, Wizaplace rebondirait. Sa marketplace en serait même le point de départ.

Une marketplace personnalisée éditée en moins de 3 mois

« Notre métier, c’est d’avoir construit un logiciel spécifique pour ce type de business. Avant que l’on arrive sur le marché, créer une marketplace prenait minimum deux ans et coûtait entre un et cinq millions d’euros. Nous, on a abaissé ce temps à trois mois, quand le client paye lui, une licence annuelle comprise entre 30 000 et 100 000€ », expose sa tête pensante, dont le tour de force fut de réunir tout « un patchwork de logiciels » en une seule solution.

Une astucieuse opération que Wizaplace propose « clé en main », et de manière personnalisée. « Le logiciel, tel qu’il est, permet de lancer une marketplace en deux heures. C’est la personnalisation du site qui prend 3 mois », glisse Eric Alessandri. Un travail éreintant, que ce dernier, parvient à accomplir grâce à une armada de 65 salariés, un indispensable soutien alors que les mises à jour des logiciels sont quotidiennes.

Wizaplace occupe 1200m2 de bureaux, quai du commerce, au sein de l’immeuble La Vague.

Devenir la référence mondiale d’ici 3 ans

« C’est un travail de dingue », assure-t-on en interne, l’enseigne devant gérer une centaine de clients, parmi lesquels figurent de grosses pépites (Engie, BNP Paribas, Somfy ou Warmango). « On se dirige vers les projets qui nous semblent cohérents, sachant que les deux tiers de notre activité, ce sont les marketplaces privées en BtoB. C’est là où il y a le plus d’opportunités. La tendance est moins vers le BtoC », relate le fondateur, dont l’ambition est de doubler le nombre de clients, et ainsi multiplier par deux d’ici la fin de l’année, un chiffre d’affaires de plusieurs millions d’euros.

« Pour l’heure, on a raison d’être ambitieux », se permet même le fondateur, dont l’appétit incite à devenir la référence européenne, sinon mondiale, d’ici trois ans. Un projet cohérent, si Wizaplace parvient à éliminer ses concurrents en s’appuyant sur cette réplique mythique de Sentenza : « Je finis toujours le travail pour lequel on me paie » !