Lyon. Fin des ZFE, les écologistes en PLS

16 avril, 2026 | Actualités Lyon | 0 commentaires

Texte : Morgan Couturier Objet de vives tensions, les Zones à faibles émissions (ZFE) vont bientôt être enterrées. Si le Conseil constitutionnel peut encore inverser la tendance, l’Assemblée nationale a acté leur suppression, ce mardi 14 avril. Une décision saluée par la droite, au grand dam des élus locaux écologistes.

Circuler, rien ne va plus ? Au contraire ! Les automobilistes de la métropole de Lyon peuvent pousser un ouf de soulagement : les ZFE sont en passe d’être définitivement abrogées. C’est du moins le sens de la décision prise ce mardi, par 275 députés de l’Assemblée nationale (pour 225 opposants, ndlr).

Visuel LCP

Alors que la mesure devait exclure tous les véhicules non Crit’Air 1 à l’horizon 2028, les propriétaires de véhicules diesel et autres voitures anciennes pourront se dire que l’hémicycle a également supprimé l’amendement donnant aux collectivités le droit de maintenir ou non ces ZFE sur leurs territoires (192 voix pour, 149 contre, ndlr). Une précision qui privera Grégory Doucet d’une action en solitaire.

Et ce, pour le plus grand plaisir de Véronique Sarselli, satisfaite d’une décision mettant fin à un « dispositif devenu dogmatique et inapplicable ». « Les ZFE ont caractérisé les citoyens en deux catégories : ceux qui vivent préservés en centre-ville et les autres, qui paient pour travailler avec plus de difficulté », a réagi la nouvelle présidente de la Métropole de Lyon.

Faciliter la transition écologique du parc automobile

Un avis évidemment partagé par la droite, à commencer par Laurent Wauquiez, invité à voter pour cette suppression. « Nous venons d’adopter le projet de loi simplification dans l’hémicycle. La suppression des ZFE constitue une victoire importante pour la France qui travaille », écrit sur X, le conseiller spécial du Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Toujours au Palais Bourbon, la députée RN, Tiffany Joncour a, elle, salué une « victoire concrète ». « Cette suppression met un terme à une mesure profondément injuste, qui pénalisait les classes populaires et les habitants des territoires périurbains et ruraux, contraints d’utiliser leur véhicule au quotidien sans alternative crédible », commente-t-elle.

Plus au sud de Paris, l’annonce de cette décision n’a pas manqué de faire réagir. À Lyon, dans une ville largement divisée sur la question, le groupe Cœur Lyonnais n’a pas loupé l’occasion de saluer cette victoire. Toujours prompt à réagir, Pierre Oliver, nouvel adjoint aux circulations intelligentes, a ainsi évoqué « la fin d’un dispositif qui, au nom de l’écologie, a exclu les plus précaires de nos villes, notamment à Lyon ».

« Une mise en danger des Lyonnais » ?

Même son de cloche du côté de son confrère Gilles Gascon, délégué aux mobilités. Pour celui qui est également maire de Saint-Priest, la suppression des ZFE est « une décision équilibrée face à un dispositif dogmatique devenu injuste et inapplicable. Les écologistes sont allés trop vite et trop loin, en oubliant les réalités des Français ».

À l’inverse, du côté des Verts, le choc est frontal et douloureux. Grégory Doucet a rapidement évoqué « une mise en danger de la santé des Lyonnais ». Le maire de Lyon voulait renforcer ce dispositif. Il a été supprimé.

Et forcément, sa garde rapprochée n’a pas tardé à lui emboiter le pas. Parmi elle, ces garde-fous préférés, Valentin Lungenstrass et Benjamin Badouard. Pour le premier nommé, les ZFE « devaient être ajustées et mieux accompagnées. Certainement pas supprimées ». « C’est un recul sanitaire majeur alors que nos voisins les appliquent depuis des années… », rage l’adjoint aux Finances.

Quant au premier adjoint du maire du 3eme arrondissement, la fin des ZFE : « c’est la porte ouverte aux retours des camions ultra polluants au cœur des agglomérations ». « Pour rappel, ce sont les populations les plus précaires qui subissent en premier ces pollutions. Contre la santé publique, un contre-sens historique », s’emporte ce dernier.

La douleur est encore plus profonde pour Marie-Charlotte Garin. La députée a vécu cette désillusion de près. Alors pour elle, « l’abandon des ZFE, c’est l’abandon d’une politique nationale de santé publique ». Avec pour mot de la fin, cette réaction : « la loi “simplification” détricote une fois de plus les normes environnementales censées protéger notre santé, notre environnement, notre avenir. Sans rien proposer de plus. C’est irresponsable ».

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/morgan" target="_self">Morgan Couturier</a>

Morgan Couturier

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