Les 100 ans du restaurant Paul Bocuse. Portrait de Jean-Philippe Merlin

25 mai, 2024 | Actualités People Lyonnais | 0 commentaires

Texte : Christophe MagnetteNous restons indispensables, tant que nous sommes présents.” Qu’il se rassure, même parti, Jean-Philippe Merlin restera indispensable, au moment de s’attarder sur le devoir mémoriel qui sied à cette Maison : quarante-quatre ans de présence, en 2024 !

Mieux encore, “Philippe” (son patronyme bocusien, donné par Madame Raymonde à son arrivée, un « Jean-Philippe » travaillant déjà, dans l’équipage), peut s’enorgueillir d’avoir marqué l’histoire de l’Auberge pour toujours. Car, qui fera mieux ? Plus jeune chef de rang à vingt-ans (en 1980), plus jeune maître d’hôtel, cinq ans plus tard, il y a parfois du bon, à prendre son destin en main.

Qui prend la forme d’une annonce, dans le journal : “Restaurant gastronomique cherche chef de rang – anglais obligatoire” Jean-Philippe doit bosser. Il appelle, et postule : “Allo, restaurant Paul Bocuse, j’écoute !

Le jeune Merlin est pris… On dit que Madame Raymonde le trouvait beau…

Sa promotion en qualité de maître d’hôtel n’est pas mal, non plus. Un samedi-soir, en plein service, Paul Bocuse l’appelle « derrière », dans le salon privé. Du Monsieur Paul dans le texte : “Assis-toi ! Tu passes maître d’hôtel mais tu ne seras pas le premier car on en a trouvé un bon, au Richemond, à Genève. Son nom, François Pipala.”

Pipala-Merlin : les frérots ! Trente-cinq ans ensemble, en salle, sans jamais avoir eu l’opportunité de déjeuner ensemble. Un duo indissociable de l’histoire de Paul Bocuse, du service à la française, si cher à cette Maison, à ce nom.

À la fois excessif et généreux : Paul Bocuse. Que Jean-Philippe Merlin n’était pas destiné à croiser. La faute à une enfance chaotique, passée au marché-gare de Lyon, là où trône l’affaire familiale, “à côté des poissons, en face des légumes”, puis chez Point à seize ans (en 1976), avant de filer en Angleterre et – cheveux longs et boucle d’oreille ! -, de tomber sur une annonce dans le journal…

Cette Maison est un piège, mais je suis très heureux de m’être fait prendre.” Il sourit. Sans doute pense-t-il à l’après, à sa sortie (programmée l’année prochaine), à Grimaud, dans le sud de la France, sa prochaine destination, après Collonges. Là où il sera Jean-Philippe Merlin.

Car, pour “Philippe” Merlin, “on ne peut pas être et avoir été” : mais, avoir été quelqu’un, c’est déjà bien…

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/christophe" target="_self">Christophe Magnette</a>

Christophe Magnette

Rédacteur en chef du Bocuse Magazine
Une écriture unique, prompte à vous embarquer dans chacun de ses reportages.
Qu’importe la thématique, l’éditeur Christophe Magnette parvient à capter notre intérêt. On veut suivre ses mots et s’intéresser, tout simplement.

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