Texte : Fanny Suteau – L’enseigne française de décoration Bouchara a demandé son placement en redressement judiciaire ce mercredi 21 janvier 2026. Une procédure qui fragilise un peu plus les commerces du centre-ville, déjà éprouvés par les choix de la municipalité écologiste.
Si la situation de Bouchara s’inscrit dans une dynamique nationale, elle s’ajoute à une série de signaux inquiétants pour le commerce en Presqu’île. A Lyon, l’enseigne installée rue Grenette, axe stratégique reliant le Rhône à la Saône transformé en couloir de bus par les écologistes, pourrait donc, elle aussi, fermer ses portes.
Les magasins de décoration Bouchara, référence en matière de linge de maison et de décoration d’intérieure, subit de plein fouet un contexte économique dégradé, marqué par la baisse du pouvoir d’achat et de la concurrence du e-commerce. Selon la direction, cette démarche vise à « assurer la poursuite de l’activité dans un cadre sécurisé » et à se donner du temps pour trouver des solutions pérennes.
Une période d’observation pour tenter de sauver l’enseigne
Si le tribunal valide la demande, une période d’observation de six mois devrait s’ouvrir, durant laquelle les magasins resteront ouverts. L’enseigne compte actuellement 52 magasins en France et a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires estimé à 82,5 millions d’euros, en net recul par rapport à l’année précédente. L’objectif affiché est désormais de trouver un ou plusieurs repreneurs capables de préserver tout ou partie des emplois.
Du côté des syndicats, l’annonce suscite une vive inquiétude. La CGT Commerce et Services a dénoncé une décision « brutale » qui plonge les quelques 500 salariés dans l’incertitude, rappelant que le secteur de l’ameublement et de la décoration traverse une crise profonde depuis plusieurs années. Sur le terrain, l’annonce nourrit une inquiétude de plus en plus palpable. Une chose est sûre : en Presqu’île, les rideaux baissés ne sont plus des exceptions, mais les symptômes d’un malaise commercial désormais impossible à ignorer.


















Coup dur pour le commerce en général.Le pouvoir d’achat est en berne……
Tout ce que ces incompétents malintentionnés ont été capables de faire est d’avoir fait dégringoler la réputation du centre ville de Lyon à leur niveau, c’est à dire au-sessous de tout!