Texte : Fanny Suteau – Mardi 26 mai 2026, dans les salons feutrés de l’InterContinental Lyon Hôtel-Dieu, Antoine Tallis et Damien Armenté ont officiellement lancé l’association Lecosystème France. Deux ans après le succès du premier salon dédié aux réseaux économiques, les deux entrepreneurs lyonnais veulent désormais fédérer durablement les clubs, associations et communautés professionnelles du territoire autour d’un média, d’une plateforme digitale et d’un grand rendez-vous annuel.
Dans le salon Soufflot de l’InterContinental, les conversations allaient bon train autour des coupes de champagne et des amuse-bouches servis par les équipes de l’hôtel. Chefs d’entreprise, dirigeants de réseaux, partenaires institutionnels, communicants lyonnais : une centaine d’invités ont découvert les contours d’un projet qui ambitionne de structurer « l’écosystème des réseaux ». Une ambition née presque par hasard, autour d’un plateau télé et d’une passion commune pour le networking.

La soirée a débuté par un cocktail de bienvenu
D’un plateau TV à un salon à 700 dirigeants
Tout commence en 2024 lorsque Antoine Tallis, alors nouveau propriétaire de Lyon Entreprises, échange avec Damien Armenté, fondateur de Superconnectr. Rapidement, les deux hommes imaginent une émission consacrée aux réseaux économiques lyonnais.
« On a fait plus de 40 interviews en 6 mois qui ont cartonné », raconte Damien Armenté. « Chaque fois qu’un article était mis en ligne avec une émission, il y avait 4000 clics en moyenne », ajoute Antoine Tallis.
Face au succès du format, les deux entrepreneurs voient plus grand : un salon entièrement dédié aux réseaux professionnels lyonnais. Pari risqué, mais réussi. « On a signé 50 exposants » et « plus de 700 professionnels sont venus », se souvient Damien Armenté, malgré les inondations qui avaient paralysé la région ce jour-là. « Il y avait plus de 900 inscrits sur la plateforme », complète Antoine Tallis.
« A Lyon, il y a plus de 200 réseaux »
Après une année 2025 de réflexion, Lecosystème renaît officiellement sous forme associative. L’objectif : créer un « hub » permanent pour les réseaux économiques lyonnais grâce à une plateforme collaborative, un média vidéo et un salon annuel baptisé « Lecosystème Connect ». « À Lyon, il y a plus de 200 réseaux », rappelle Antoine Tallis, avant d’ajouter : « Le but de Lecosystème, c’est de donner aux clubs et aux associations un moyen de se développer ».
La plateforme permettra notamment de référencer gratuitement les réseaux professionnels, partager leurs événements et éviter les conflits d’agenda. L’adhésion est fixée à 360€ par an. « Quand on ne connaît pas les réseaux, on papillonne. Lecosystème va permettre d’organiser tout ça », résume Jean-Pierre Barros, co-secrétaire de l’association et fondateur de CAPIDEV. Le salon Lecosystème Connect reviendra le 16 octobre 2026 au Palais de la Bourse avec un objectif clair : passer de 50 à 80 stands et dépasser les 1000 visiteurs sur la journée.
Tables rondes, partenaires et ambitions nationales
Après les prises de parole des fondateurs, plusieurs partenaires et soutiens de l’association sont montés sur scène lors de tables rondes organisées autour de l’engagement des réseaux économiques lyonnais. Parmi eux : Mirella Launay, directrice communication du MEDEF Lyon-Rhône, Mathilde Charlopeau, chargée des relations entreprises à la CPME Rhône, ou encore Lucie Texier, déléguée générale de la French Tech Saint-Etienne Lyon.

Table ronde avec Damien Armenté, accompagné de Mirella Launay (directrice communication MEDEF Lyon-Rhône), Mathilde Charlopeau (chargée des relations entreprises CPME Rhône) et Lucie Texier (déléguée générale French Tech Saint-Etienne Lyon)
Côté partenaires, Laure Chazeau représentait l’InterContinental Lyon Hôtel-Dieu, Marie Jouffraix le CIC Lyonnaise de Banque et Deborah Guillotin, CEO de My English School France et trésorière de l’association. Plusieurs entreprises partenaires comme CAPIDEV, Fidance, Superconnectr ou Nos Vignes soutiennent également le projet.
Mais derrière cette soirée de lancement, les fondateurs voient déjà plus loin. « L’objectif aujourd’hui, c’est déjà de modéliser Lyon et pérenniser le projet ici », explique Antoine Tallis. Avant peut-être, demain, d’exporter Lecosystème dans d’autres grandes villes françaises. « Lyon est une ville de réseau », sourit Damien Armenté. Mardi soir, au bord du Rhône, l’écosystème lyonnais semblait en tout cas déjà prêt à appuyer sur « Play ».

































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