Texte : Marco Polisson – En marge des élections municipales, les activistes animalistes ont trouvé du renfort dans leur combat obsessionnel contre le ce joyau du patrimoine lyonnais. Et mettent la pression sur les écologistes.
La députée Anaïs Belouassa-Cherifi, tête de liste LFI aux élections municipales vient de signer la charte de l’association Projet Animaux Zoopolis (PAZ), qui milite depuis des années pour priver les Lyonnais de ce lieu d’histoire et de mémoire apprécié des petits comme des grands.

Durant la campagne de 2020, le zoo était déjà sur la selette
Rien d’étonnant à ce que la première signature émane de cette politicienne parisienne parachutée à Lyon lors des dernières élections législatives. L’élue mélenchoniste partage avec les écologistes Grégory Doucet et Bruno Bernard qu’elle souhaite challenger le même désamour du patrimoine lyonnais et une totale méconnaissance du site.
Depuis plusieurs dizaines d’années, le zoo du Parc s’est mué en sanctuaire pour la faune sauvage
Le zoo n’a plus rien à voir avec les clichés véhiculés. Il accueille désormais dans des espaces rénovés des espèces menacées de disparition, et des animaux d’élevage qui n’ont pas été prélevés dans la nature. Des millions d’euros ont été investis dans cette transformation spectaculaire dont le plus bel exemple est la plaine africaine de Gérard Collomb.
L’association PAZ a envoyé une charte à tous les candidats aux élections municipales. A ce jour, Jean-Michel Aulas n’a pas donné suite. Une question de bon sens. Car la fermeture du zoo du parc de la Tête d’or n’est que l’arbre qui cache une forêt de revendications bien en phase avec les dogmes écologistes.
Grégory Doucet a déjà, dès le début de son mandat, fait du zèle sur des mesures très polémiques exigées par PAZ comme la suppression du foie gras de la commande publique (ainsi que le jus d’orange) et l’instauration deux journées végétariennes ou végétaliennes hebdomadaires dans la restauration scolaire : il a supprimé la viande des petits Lyonnais.
Des interdictions en cascade qui fragilisent le milieu des loisirs
Voici quelques-uns des interdits (autres que la fermeture du zoo) de la charte que PAZ veut faire signer aux candidats lyonnais :
Ne pas autoriser d’animations de type balades à poney sur le domaine public (ce qui a été réalisé par les écologistes au parc de la Tête d’Or dès le mois de mai 2023).
Ne pas autoriser de spectacles avec des animaux domestiques ou sauvages sur le domaine municipal (ce qui a conduit le cirque Medrano – tributaire du domaine public – à supprimer ses numéros équestres. Le salon Equita Lyon a pu poursuivre ses shows et ses compétitions, car installé à Eurexpo, qui échappe à la tutelle écolo).
Ne pas louer de lieux ou ne pas renouveler les baux à échéance pour des zoos ou des aquariums (par chance, l’aquarium du grand Lyon est sur terrain privé).
La victoire au second tour de l’alliance LFI Ecologistes marquerait un coup d’arrêt certain à ces activités et priverait le parc de la Tête d’Or d’une grande partie de ses visiteurs.




















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