Municipales 2026. À Saint-Genis-Laval, un duel fratricide est lancé

31 janvier, 2026 | Actualités Politiques | 0 commentaires

Texte : Morgan Couturier et Marco Polisson – Challenger en 2020, la maire sortante, Marylène Millet se sait aujourd’hui challengée. L’opposition, principalement incarnée par Jules Guillemot, lui reproche une explosion du budget de la ville et une hausse des impôts. L’élue UDI s’en défend, bien décidée à poursuivre son action.

Sa gorge nouée – devinée le 19 janvier à l’occasion des obsèques de l’ancien adjoint  Georges Deffillion – avait illustré son attachement aux siens et à l’histoire de Saint-Genis-Laval. Mais après six années de mandature, Marylène Millet en est consciente : les victoires d’hier ne sont pas nécessairement celles de demain. La voilà donc de retour sur le terrain, prête à regagner le cœur de ses administrés, dans l’espoir de briguer un second mandat.

Marylène Millet au côté du sénateur François-Noël Buffet aux vœux de Renaud Pfeffer, maire Mornant, le 25 janvier dernier

À la tête de son mouvement « aimer Saint-Genis », la maire sortante est attendue sur les actes. À commencer par la sécurité, « condition essentielle à une vie sereine et prospère ». Sur la question, l’ancienne adjointe de Roland Crimier, qu’elle avait finalement affronté avec succès en 2020, revendique le doublement des effectifs de la police municipale, la création d’une brigade de nuit et le triplement du nombre de caméras.

« Alors que notre ville s’était endormie, nous avons choisi l’action : lancement d’une Mutuelle communale, création du Festival des Météores, développement de l’offre sportive », écrit-elle dans sa lettre de candidature. Des thèmes qui seront le fil conducteur de son meeting, ce samedi 31 janvier à 19h, salle Gayet. Elle ne pourra pas compter sur David Hornus en tant que colistier, car il a été déclaré inéligible pour avoir déposé ses comptes de campagne des législatives 2024, avec 11 jours de retard.

Le budget de la municipalité dans le viseur de l’opposition

Le constat de Marylène Milet est contesté par l’opposition, incarnée notamment par la liste « sans étiquette », du jeune Jules Guillemot, 27 ans. « Elle n’a engagé aucun projet structurant et pourtant, il y a une vraie dérive budgétaire. On est passé d’un budget de fonctionnement de 18 millions d’euros à 24 millions. Tout cela, financé par une forte hausse des impôts », accuse le candidat, poulain de la conseillère régionale LR Sophie Cruz, soutenu par… Roland Crimier.

Jules Guillemot a reçu le soutien de l’ancien maire Roland Crimier

« Je m’engage à continuer à prendre soin des ressources de la ville, tant de notre cadre de vie que des deniers publics », expose Marylène Millet, également conseillère régionale au côté de Laurent Wauquiez ! Une promesse que son adversaire et producteur vidéo, conteste évidemment, appuyé selon lui, par un « ras-le-bol général » des Saint-Genois. « Il faut porter une alternative. On ne se présente pas contre elle, mais sur ce qu’elle n’a pas fait », dresse Jules Guillemot.

Le projet de chaufferie biomasse au cœur de la campagne

Apparaissent alors deux visions. Les accusations concernant l’implantation du projet polluant de « chaufferie biomasse » à proximité des habitations du quartier des Collonges d’un côté, un développement de la ville freiné par la vision dogmatique de la Métropole de Lyon de l’autre. « Mais elle a accueilli les bras ouverts ce projet porté par les écologistes », accuse l’opposition.

Jules Guillemot et ses soutiens

Un outsider à vélo

Autre sujet de crispation : la vie économique sur la commune. Pour Jules Guillemot, le « centre-ville se meurt ». « Il faut favoriser l’implantation de commerces de restauration et supprimer le stationnement payant en centre-ville », promet-il.

Une proposition qui devrait faire hurler le socialiste Thierry Monnet et sa liste d’une gauche unie. Mais avec le cycliste amateur Fabien Bagnon comme colistier, et le déplorable bilan de Bruno Bernard, la conquête des électeurs (et des commerçants) est loin d’être gagnée.

À l’autre bout de l’échiquier politique, le Rassemblement National ne devrait finalement pas engager de candidat, ce qui aurait du faire les affaires du mouvement citoyen Spartacus soutenu par Francis Lalanne et représenté par Corinne Prince et Marc Yvan Teyssier. Mais nous apprenons qu’Agnès Marion, très proche de Marion Maréchal * – a décidé d’occuper le terrain de l’union des droites en montant sa propre liste.

Les Saint-Genois auront donc l’embarras du choix et Marylène Millet bien des raisons de se méfier.

* La présidente d’Identité Liberté dédicace son ouvrage « Si tu te sens Le Pen », jeudi 5 février 2026 à 18h30 à l’ISSEP
56, rue Denuzière – Lyon Confluence

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/morgan" target="_self">Morgan Couturier</a>

Morgan Couturier

Le journaliste de Lyon People, c’est bien lui ! En quête de scoops, toute info est la bienvenue !

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