Par Marco Polisson

Les planètes s’alignent pour l’éditrice Agnès Marion qui a réussi à fédérer autour du Rassemblement National deux mouvements conservateurs, le Parti Chrétien Démocrate (PCD) et la Droite Populaire (DP), fondée par Thierry Mariani.

L’ancien ministre des transports de Nicolas Sarkozy est venu le 9 janvier 2020 à Lyon pour donner le coup d’envoi de la campagne des municipales devant les militants des 3 partis réunis au Selcius. L’occasion pour Antoine Meliès, patron de la fédération et candidat à Givors, de dévoiler les figures de proue de leur liste d’union « Pour l’amour de Lyon ». Des têtes de liste dont les affectations ne sont pas toutes frappées du sceau du « bon sens » revendiqué par le mouvement lepéniste…

100% abnégation ! C’est Jean Perrot qui aura la dure tâche de conduire la liste dans le 1er arrondissement, bastion de la gauche radicale.

Dans le 2ème, au terreau plus favorable, le représentant de la Droite populaire Jean-Claude Vitau sera en concurrence avec le jeune Pierre Olivier, candidat d’Etienne Blanc. Avec son passé de fonctionnaire de l’Éducation nationale « de gauche », il aurait été plus à sa place sur les bancs de la Croix-Rousse…

Figure des commerçants de la rive gauche, le fleuriste du cours Gambetta Michel Dulac (ci-dessus avec sa casquette) défrichera le 3ème arrondissement qu’il connait parfaitement.

En provenance de Grenoble, la conseillère régionale Marie de Kervereguin est affectée au 4ème, un quartier très bobo, ce qui parait à contre-emploi, car son matricule aurait été plus efficace dans le 2ème ou le 6ème confié à l’avocat honoraire Jacky Copede… pas très raccord avec la sociologie de cet arrondissement bourgeois.

Dans le 5ème, Olivia Pirra, patron du PCD tentera de (re)séduire les électeurs de Michel Havard avec qui il a été élu en 2014.

Dans le 7ème et le 8ème, où le Rassemblement national nourrit de gros espoirs, ce sont deux femmes Justine Dufou (DP) et Agnès Marion (RN) qui ont été investies face aux ténors masculins des partis traditionnels.

Enfin le conseiller régional Thibaut Monnier, très proche de Marion Maréchal, tentera de séduire les électeurs des quartiers populaires de Vaise et de la Duchère, bastions de Gérard Collomb depuis 1995.