Par Morgan Couturier

Invité sur les antennes de RTL, ce mardi matin, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb a profité de ce temps de paroles pour inviter François Bayrou à se ranger derrière la campagne d’Emmanuel Macron. Afin d’éviter toutes déconvenues.

À l’heure où les électeurs sont plus que jamais indécis, la menace d’une nouvelle candidature, celle de plus en plus probable de François Bayrou, accentue les crispations. Le maire de Pau doit, sauf rebondissement, annoncer ses intentions demain. Invité sur les antennes de RTL, Gérard Collomb, porte-parole de luxe d’Emmanuel Macron, a pris les devants, exhortant le président du Modem à se rallier derrière le mouvement En Marche. L’ancien soutien avéré d’Alain Juppé et l’ex Ministre de l’Economie  se sont rencontrés la semaine dernière. Quelle en a été l’issue ? Le sénateur-maire de Lyon l’ignore, ou feint de l’ignorer. Mais celui-ci espère que François Bayrou « prendra la bonne décision et qu’il dira qu’il soutient Emmanuel Macron ». Avant de poursuivre : « S’il dit j’y vais, c’est prendre le risque qu’au deuxième tour, on ait un duel qui se termine par l’élection de Marine Le Pen. Et ça, ce serait une responsabilité historique ».

En parallèle, interrogé sur son choix (payant ?) de rejoindre Macron plutôt que Benoit Hamon, Gérard Collomb n’a pas rejeté la thèse du « scénario suicide », évoqué par la journaliste concernant les rumeurs d’un rapprochement Hamon-Mélanchon. « De toute manière, je ne vais pas faire la campagne des autres », a-t-il répondu, tournant le dos à la candidature PS. Une famille politique dont il jure pourtant faire encore partie, brisant les propos du premier secrétaire de la gauche, Jean-Christophe Cambadélis qui assurait récemment sur BFM, que les parrains d’Emmanuel Macron seraient exclus de la famille socialiste. « J’y suis culturellement attaché et par liens familiaux également. On peut m’enlever ma carte, on m’enlèvera pas cette culture là », a-t-il conclu.