Par Philippe Lecoq

Une augmentation XXL des effectifs de police municipale (600 au lieu de 335), des moyens « innovants » mis à leur disposition, une révision de leurs horaires de travail afin de les voir enfin dans les rues la nuit, révision de leurs attributions aussi et de leur capacité d’action, c’est la première et forte annonce « Sécurité » d’Etienne Blanc.

Une réponse choc destinée à enrayer ce que le candidat de la droite à la mairie de Lyon qualifie « d’impuissance publique » face aux actes d’incivilité et de délinquance qui empoisonnent la vie des Lyonnais. « La ville n’est plus ni tranquille ni paisible », diagnostique Etienne Blanc qui s’appuie sur les rencontres (multiples) qu’il a depuis des semaines avec les Lyonnais et sur la création de multiples collectifs contre les incivilités (Presqu’île, Gerland, La Guillotière en colère…)

« A Lyon, cela devient LE sujet essentiel » insiste-t-il en citant deux chiffres : + 19% de délits de coups et blessures et + 6% de vols avec violence.

Et donc de dérouler un dispositif « global » selon lui, dont hélas le coût n’est pas encore estimé, afin que Lyon puisse retrouver « sa tranquillité ». Le second volet fort de son projet est de booster le nombre de caméras de vidéosurveillance (1500 au lieu de 534) et de les placer partout dans la ville et non plus seulement dans l’hyper-centre. « Elles seront mieux réparties et pourront être mobiles » précise Etienne Blanc qui espère avec la création d’un centre de contrôle pourquoi pas partagé avec la police nationale, « accélérer la prise en charge des infractions ».

Dernier volet fort et non le moindre, le candidat Blanc veut associer les Lyonnais au rétablissement de la tranquillité publique. Les Lyonnais et aussi les parents de ceux qui versent dans la délinquance. « Il faut sensibiliser les familles, dialoguer avec elles, et parfois s’il le faut, sanctionner », en suspendant les aides sociales.