La nouvelle résidence (à droite) sera-t-elle rasée ? Photo © Fabrice Schiff

L’information a été divulguée de façon confidentielle par un entrefilet du Progrès, paru au beau milieu des vacances. Dans son édition du jeudi 19 septembre 2013, Gérard Angel revient sur le coup de force des propriétaires de l’hôtel Lyon Métropole et sur ce nouveau scandale immobilier. Extraits.

« Mauvais temps pour la famille Giorgi. Le tribunal administratif a récemment annulé (jugement du 20 juin 2013) le permis de construire concernant les immeubles de bureaux et de résidence hôtelière édifiés au niveau du 84 quai Gillet ; c’est-à-dire sur les terrains situés à proximité immédiate de l’Hôtel Métropole et des résidences de Lyon Plage et où étaient implantés des terrains de tennis. Fidèle à son habitude, le promoteur lyonnais est passé en force. Ne tenant aucun compte du recours introduit par des riverains mécontents (on les comprend), les travaux ont été menés tambour battant. Résultat, les constructions sont terminées comme on peut le constater sur place.

Des panneaux commerciaux proposent les bureaux à la location sans se soucier de la décision de la justice. Il est vrai que la mairie a interjeté appel de la décision des juges de première instance. Pour l’instant, les riverains qui ont obtenu gain de cause n’ont que leurs yeux pour pleurer. Il leur faut attendre que la cour administrative d’appel se prononce avant de pouvoir éventuellement mener une autre action pour obtenir la démolition des constructions litigieuses. Rien ne dit toutefois qu’ils obtiendront gain de cause.

Pour la justice, le permis de construire n’aurait jamais dû être délivré. Il contrevient à deux dispositions majeures concernant l’une la surface des espaces verts, l’autre l’inondabilité du terrain. On aurait tort d’imaginer qu’une telle montée des eaux est très improbable. Entre 1991 et 2003, quatre crues ont vu ces terrains totalement inondés. En 2001, il avait même fallu évacuer l’hôtel Métropole devenu une sorte d’île au milieu d’une Saône qui avait largement débordé. Qu’importe ! Par on ne sait quel miracle, le terrain a été déclaré constructible et Gilles Buna, en tant qu’adjoint à l’urbanisme, n’a pas fait de difficulté pour accorder un permis de construire. »

La suite – tout aussi édifiante – est à lire dans Les Potins d’Angèle du 19 septembre 2013
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