thomas-collomb Par Marc Polisson

                   

Jusqu'à présent, il était le directeur de la communication de l'Ecole des commissaires de police de Saint Cyr au Mont d'Or. A 34 ans, le fils ainé du maire de Lyon a décidé de faire le grand saut dans le privé.

 

Cela fait plus d'un an qu'il réfléchit à son avenir après 8 ans au service de la Police nationale, durant lesquelles il a acquis « une vraie légitimité à parler de sécurité ». Thomas a soufflé ses 34 bougies, le 9 mars dernier, avec la victoire historique de son père en guise de cadeau d'anniversaire. Une victoire qui est aussi un peu la sienne, tant il s'est investi dans la campagne, notamment dans le 6ème. A l'issue du premier tour, au cours d'une conversation impromptue avec Manan Atchekzai, il lui propose ses services. D'origine afghane, ce quinqua rieur est le PDG de la SFIP (Société Française d'Intervention et de Protection), une société de gardiennage créée en 1980 et qui distribue quelques 300 fiches de paies par mois, avec de belles références comme le centre commercial de la Part Dieu, la tour du Crédit lyonnais ou la gare TGV de Saint-Exupéry. Thomas Collomb en est désormais très officiellement le directeur de la stratégie et du développement. Un poste de super VRP, avec déjà le sens de la formule : « Après avoir vendu de la sécurité publique, je vais vendre de la sécurité privée ! » et l'objectif de prospecter de nouveaux marchés en Rhône-Alpes. Seule restriction, les marchés publics de la ville de Lyon et du Grand Lyon pour qu'il n'y ait pas confusion des genres. « C'est écrit noir sur blanc dans mon contrat ! » nous assure-t-il en prévision d'éventuelles médisances. Qui ne manqueront pas de se manifester. L'occasion est trop belle de titiller son patron : « Avez-vous engagé Thomas parce qu'il est le fils du maire ? » Et Manan de se friser tranquillement les moustaches : « Non pas du tout ! C'est un homme compétent en matière de sécurité ! » L'avenir nous dira si ce trait était à mettre sur le compte de l'humour afghan.