Par Morgan Couturier

Dante, Sénèque, Socrate et beaucoup d’autres philosophes ont trouvé refuge dans la bouche du général Pierre Chavancy, fidèle à ses habitudes théoriciennes. Avec en filigrane, cette quête de paix, consécutive à une nouvelle « année d’action », marquée par « son cortège de difficultés ».

La cinématique est connue. Dans les salons de l’avenue Foch, on trinque à la nouvelle année, déguste quelques petits fours en attendant les sages paroles du général. Une fois ce dernier placé devant son pupitre,  l’assemblée baisse le son, pour écouter avec gourmandise celui distillé par l’hôte des lieux. Tout en philosophie, et en mots justes. Faisant le point sur l’année écoulée, Pierre Chavancy s’est permis de commencer par rendre hommage à ses soldats, « ayant payé le prix de leur engagement », cinq d’entre eux étant décédés dans des opérations extérieures.

Mais puisque le « vainqueur est celui qui surmonte le plus longtemps les tourments du champ de bataille », le général s’est voulu résolument optimiste. « Notre Etat de droit a montré qu’il pouvait s’adapter. Le beau et le bien unissent les hommes. Mettons en valeur les héros de notre Etat, pas uniquement ceux du passé ». Le gouverneur militaire s’est alors fendu d’une requête. Celle d’agir, ensemble, car « la défense de notre pays ne doit pas être externalisée à nos seuls soldats. Avant de conclure : « conservons notre capacité de réflexion ».

 Mardi 9 Janvier 2018