Par Morgan Couturier

Alors que « rien ne s’est arrangé depuis l’an passé », Elisabeth Ayrault, présidente de CNR, a encouragé ses invités réunis au Palais de la Bourse à agir en faveur de l’environnement et de l’eau. Avec fermeté et engagement.

Attachée aux traditions, la CNR se revendique aussi comme « l’entreprise des énergies du futur ». Un futur qu’Elisabeth Ayrault souhaite transformer dès à présent. « J’espère que 2020 sera une année de mouvement pour nous tous », alors que l’année écoulée fut la deuxième année la plus chaude enregistrée depuis 1850. Et puisque « lancer des alertes ne peut suffire, il faut agir », a-t-elle exhorté, avec un ton volontairement grave, à l’heure où l’Australie s’embrase et que les fleuves s’assèchent.

Figures de proue de la lutte contre le changement climatique, la CNR et sa présidente ont rappelé qu’une réconciliation entre l’écologie et l’économie était encore possible, en témoigne les progrès de son entreprise – qui gère le Rhône – en matière de mobilité durable et de biodiversité. Dans le cas contraire, l’homme est en danger et Elisabeth Ayrault l’a assuré en guise de froide conclusion : « la planète vivra mieux quand les hommes auront disparu » !

Verbatims :  

Philippe Guerand, président de la CCIR : « L’entreprise est un acteur essentiel du territoire. Leur destin est lié. Le territoire nourrit l’entreprise. Ayons confiance dans le progrès et dans l’humain ».

Le préfet de région, Pascal Mailhos : « CNR a toujours fait preuve de constance mais la constance ne suffit pas. Il faut de l’ambition et la CNR n’en manque pas ».

Mardi 21 janvier 2020