Gérer la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) n’est pas un fleuve tranquille, mais en matière d’escales, Elisabeth Ayrault en connait un rayon. Après le musée des Beaux-Arts en 2018, la présidente a donc opté pour le Palais de la Bourse, pour présenter des vœux bien plus optimistes que l’an passé.

« C’est beau un fleuve ! ». Elisabeth Ayrault en sait quelque chose, alors que le Rhône demeure le nerf de la guerre de CNR, bien que l’année écoulée ait finalement apaisé les craintes de sa présidente. « L’année a été riche en événements et elle s’est bien terminée », a-t-elle rassuré au sein du Palais de la Bourse. Contrairement à l’opus 2017, l’année 2018 a donc permis à la CNR de « bien turbiner », malgré un été de plus en plus long. « Nous restons une belle entreprise industrielle, mais il faut générer de la valeur pour la redistribuer, a-t-elle ajouté. Cette valeur, la CNR la tire des éléments naturels ».

A commencer par l’eau donc, priorité de la compagnie lyonnaise, qui veut apprendre à mieux la gérer, afin de lutter contre un dérèglement climatique de plus en plus significatif. « Le changement climatique est là tous les jours pour nos équipes. On accélère notre développement dans les énergies renouvelables », a-t-elle alerté. Une dernière mise en garde avant de se laisser aller à une lueur d’espoir et de verser dans le romantisme. La prolongation de la concession de la CNR a manifestement détendu l’atmosphère. Alors en 2019, Elisabeth Ayrault appelle à une chose : « regarder tous les fleuves avec amour ». MC

Palais de la Bourse
Mardi 22 janvier 2019