Par Christophe Magnette

Avec l’arrivée de Volotea en avril 2018, Aéroports de Lyon avait vu juste. En multipliant par trois son nombre de sièges et par deux le total de destinations six mois après son implantation, la compagnie low-cost catalane s’appuie sur la politique d’excellence opérationnelle et de qualité de service voulue par l’aéroport Lyon-Saint Exupéry.

“Lyon offre un marché avec de nombreuses opportunités, une clientèle exigeante et une zone de chalandise très importante : c’est un secteur unique à fortes valeurs ajoutées.” Pierfrancesco Carino, directeur des ventes de Volotea a le sourire. En annonçant le lancement de quatre nouvelles lignes en 2019 (Dubrovnik, Prague, Split et Valence), en multipliant par trois le nombre de sièges (135 000) et par deux le nombre des destinations au départ de Lyon (huit au total, avec les lignes initiales : Palerme, Palma de Majorque, Alicante et Cagliari*), la compagnie low-cost catalane (son siège est à Barcelone), créée en 2012, poursuit ainsi son développement sur le sol lyonnais.

Une implantation récente (en avril 2018) dans la droite ligne de l’image rigoureuse et pragmatique qui colle à Volotea : “Nous avons pris le temps d’étudier le marché local, souligne Pierfrancesco Carino. Nous avançons step by step et sereinement. L’accueil que nous avons reçu et les résultats obtenus en six mois nous confortent dans notre choix de poursuivre notre déploiement, comme en atteste le doublement de nos lignes cette année, avec pour objectif de permettre aux habitants du territoire lyonnais d’accéder à une offre plus complète de vols directs à des prix attractifs.”

Avec un taux de remplissage moyen de 94 % jusqu’ici (et même 100 % en août 2018), Volotea valide à merveille un process délibérément tourné vers le service-client et l’excellence opérationnelle. Une culture que l’avionneur partage avec l’aéroport Lyon-Saint Exupéry qui, depuis 2016 et son passage sous le giron de VINCI Airports n’en finit plus de grandir. La preuve par les chiffres : + 25% de trafic depuis 3 ans ; le seuil des 11 millions de passagers bientôt atteint et 128 destinations en direct proposées (20% de plus qu’à Nice ou Marseille).

(…) Notre mission ? Minimiser le risque de l’investissement de notre partenaire en nous appuyant sur des équipes et des outils spécifiques, des indicateurs qualitatifs et quantitatifs, pour rassurer sur le potentiel de chaque ligne ouverte.

La preuve aussi à travers le spectre d’une politique efficace que défend Cédric Fechter, directeur général d’Aéroports de Lyon : “L’arrivée de Volotea, et surtout sa réussite crédibilisent à la fois notre travail en amont et les services que nous offrons. Nous avons su démontrer notre proactivité, accompagner notre partenaire pour valider le potentiel des lignes, lui offrir une ingénierie efficace en matière de communication, de marketing et de services, tant opérationnels que clients. Notre mission ? Minimiser le risque de l’investissement de notre partenaire en nous appuyant sur des équipes et des outils spécifiques, des indicateurs qualitatifs et quantitatifs, pour rassurer sur le potentiel de chaque ligne ouverte.”

Une posture qui a du bon : “En matière de qualité de services, l’étude ASQ (une référence dans le milieu de l’aviation) nous place premier aéroport de France, se réjouit Cédric Fechter, qui entend capitaliser au quotidien sur un maître-mot : l’excellence opérationnelle. Un ADN, une culture, une organisation, qu’il partage avec Pierfrancesco Carino. “Nous sommes dans un cercle vertueux, assure le DG d’Aéroports de Lyon, depuis deux ans chaque arrivée de compagnie s’est soldée par une réussite. Le fait d’échanger avec tous les acteurs, tout le temps, y est surement pour beaucoup au même titre que l’expérience client, sur laquelle nous œuvrons au quotidien.” Quid de Volotea alors ? “Doucement, sourit Pierfrancesco. Nous avons le souhait de créer une belle relation avec Aéroports de Lyon. Nous venons de célébrer notre vingt-millionième passager pour six millions de personnes transportées en 2018 (+ 30 %). Nous disposons également de douze bases en Europe dont cinq dans l’Hexagone. Notre base historique, à Nantes, recense plus d’un million de sièges par an. Je vous laisse imaginer ce que nous pourrions réaliser à Lyon…”

Pierfrancesco Carino a toujours le sourire : Cédric Fechter et ses équipes ont fait de Lyon une destination à l’horizon dégagé…

*Trois destinations sont exclusives : Alicante, Cagliari et Valence