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Par Hugo Roussel

Après deux rencontres organisées en  mars et avril,  Gabriel Charrin veut continuer à favoriser les échanges autour du Beaujolais et à promouvoir les particularités de ce terroir dont l’activité viticole ne se résume pas seulement au 3e jeudi de novembre.

Le première réunion avait  déjà rassemblé une vingtaine de convives. Des curieux aux amoureux du terroir, le Beaujolais passionne. A telle enseigne qu’un second évènement s’est tenu autour d’un apéritif dinatoire au Calad’in à Villefranche le 17 avril dernier. Au menu, des « tapas » beaujolaises, quelques jolis flacons des crus et une volonté tenace : celle de redonner au Beaujolais sa légitimité dans le paysage viticole. Casser le reliquat d’un marketing dévastateur autour du Nouveau pour remettre en lumière les savoir-faire et les productions qualitatives, portés par de jeunes viticulteurs qui brisent parfois codes et méthodes. Car contrairement aux idées reçues, les vignerons ne font pas tous « pisser la vigne » en Beaujolais. Loin de là.

La fine équipe bachique veut d’ailleurs poursuivre son opération séduction. A la manœuvre, Gabriel Charrin. Ce fils de viticulteurs a un objectif après les deux « warm-up » réussis de mars et avril.  « Ce que nous souhaitons c’est un renouveau du Beaujolais, que ce terroir retrouve ses lettres de noblesse. Pour ce faire, nous comptons organiser une rencontre gastronomique avec des vins de qualité et des produits du terroir de notre région préparé par un chef local. » Ce premier rendez-vous pourrait se mettre en place à l’horizon 2015 et se tiendra dans un lieu emblématique du Beaujolais. Objectif ? réunir une trentaine d’invités, journalistes et prescripteurs importants, qui porteront la bonne parole beaujolaise au sortir de ces agapes amicales.

Ce « renouveau beaujolais », comme aime a l’appeler Gabriel Charrin, vise également à donner de la visibilité  sur les nouvelles méthodes de productions viticoles. Culture bio ou biodynamiques, les lignes bougent dans les Villages mais également entre Brouilly et St-Amour autour de jeunes viticulteurs. Un pari ambitieux tant les caractéristiques des différents terroirs du Beaujolais sont parfois mouvantes. Avec pour cahier des charges ce seul gamay, monocépage délicat et extrêmement rigoureux à travailler. Du cousu-main, qui tient parfois de la Haute Couture, pour des vins injustement dépréciés.

Vous souhaitez accompagner la création de Renouveau Beaujolais ? Vous pouvez joindre Gabriel Charrin au 06 89 33 38 63