Par Morgan Couturier

Avec le sacre de sa tête d’affiche, l’Américaine Sofia Kenin, l’Open 6e Sens tient la conclusion parfaite d’un tournoi largement plébiscité par les joueuses et déjà largement populaire.

La joie est un sentiment général, propre à toutes les personnes, mais dont la forme fluctue selon les occasions. Elle est ainsi appréciée ou enviée, comme un trophée que l’on tente de décrocher des jours durant, à coups de raquettes et de rudes batailles. Elle est aussi retenue, comme l’ont pu être les célébrations de Sofia Kenin, sitôt son sacre écrit sur les pages encore blanches de l’Open 6e Sens.

Cela ne l’a pas empêché d’esquisser quelques sourires ou de laisser transparaître une certaine fierté d’apposer son nom à l’histoire de ce jeune tournoi lyonnais. Seulement, après 1h51 de jeu et trois sets accrochés (6-2, 4-6, 6-4) face à la surprenante allemande Anna-Lena Friedsam, la jeune américaine avait simplement envie de profiter.

Des installations unanimement validées par les joueuses

Un maître-mot pour cette semaine tennistique, où joueuses et spectateurs ont trouvé leur compte, chacun à leur manière. Les as du tennis d’abord, unanimes sur la qualité des installations et du tournoi, bon nombre d’entre elles remerciant Caroline Garcia pour l’organisation de celui-ci. « Je sais la difficulté d’organiser un tournoi. Je suis agréablement surprise de la salle, c’est assez chouette », nous témoignait la Française Kristina Mladenovic, conquise par les couleurs très féminines du court central.

« Ce court est magnifique. C’est un super public », confirmait de son côté la jeune Chloé Paquet. D’autant que les rencontres terminées, les joueuses ont été traitées aux petits oignons par l’organisation, laquelle, pour rester dans une thématique gastronomique, n’a pas hésité à leur faire découvrir les meilleurs établissements de Lyon. « Je découvre la ville, j’aime beaucoup », rajoutait Kristina Mladenovic.

Un village imposant et animé

En retour, la capitale des Gaules n’a pas manqué de partager un amour réciproque, avec des tribunes et des loges globalement bien remplies, en dépit des vacances scolaires et du contexte pesant du coronavirus. C’est un fait, le sport sort toujours vainqueur, l’Open 6e Sens fut encore là pour le prouver, au regard de la proximité tolérée entre les spectateurs et les actrices du court central.

Ces dernières n’ont jamais hésité à participer au jeu des selfies, en fin de rencontre, ou de manière plus formelle, lors de la très estimée players party, introduction idoine du village local. À l’image de la lauréate, le bilan de cette première édition est donc presque parfait. Le premier service réussi, reste désormais à engager la deuxième balle pour faire le break. Et briguer les premiers rôles.