Deux habitants du 8e arrondissement de Lyon ont été jugés lundi pour avoir inscrit des tags menaçants une semaine après la décapitation de Samuel Paty.

« Ils sont âgés de 18 et 19 ans, l’un est Algérien et sa demande de naturalisation est en cours, les deux sont déscolarisés et ne font pas grand-chose de leurs journées » précise notre confrère Lyon Mag qui rappelle les faits : « Le 24 octobre dernier, accompagné d’un adolescent qui leur servira de guet, ils se rendront route de Vienne à l’école Philibert-Delorme. Il est bientôt minuit, et, après avoir escaladé le mur, ils tagueront les murs de l’établissement où ils ont suivi leur jeune scolarité. « Le maire du 8ème, on va te décapiter enfant de satan », « continuer on va décapiter les profs et les élèves », « GT Gang on va niquer vos M » sont autant de joyeusetés écrites à la peinture noire et qui ont, évidemment, choqué dans le contexte actuel. »

Le maire écolo du 8ème dans le rôle du béni oui oui

En dépit des appels à la clémence du maire écolo du 8ème, Olivier Berzane, qui s’était porté partie civile (on se demande bien pourquoi), le tribunal correctionnel ne s’est pas laissé influencer ni berné par leur mobile fumeux (une dette de drogue…) et a condamné Adam Kheloufi et Aymen Benzakhroufa qui ont reconnu être les auteurs des tags à deux ans de prison, dont un an ferme avec maintien en détention, pour apologie d’un acte de terrorisme, menaces de mort et de crimes et dégradations de biens.

La famille des prévenus au spectacle

Au cours de l’audience, « un incident éclata dans la salle d’audience. La mère du prévenu algérien fut surprise par les policiers en train de filmer avec son téléphone, ce qui est interdit. Appelée à la barre par la présidente, elle expliqua avoir pris une vidéo de son fils dans le box pour lui envoyer ensuite via Snapchat ! Une sorte de souvenir en somme ! Le tribunal était alors atterré par son comportement : « On n’est pas au spectacle ici ! Une vidéo de votre fils, c’est pour les moments heureux, quel intérêt de faire ça alors qu’il comparaît pour apologie du terrorisme ? », gronda le ministère public » selon Lyon Mag.