Par Marco Polisson

Dans une campagne plutôt atone en Auvergne-Rhône-Alpes, les challengers de Laurent Wauquiez rivalisent d’imagination et rêvent de bons coups susceptibles de réveiller et de motiver les électeurs. Épisode 2 : Bruno Bonnell.

Chez Bruno Bonnell, représentant d’Emmanuel Macron, on affirme haut et fort vouloir faire de la politique autrement, mais rien de bien folichon dans ses listes régionales. C’est assumé : « Après avoir présenté nos binômes têtes de liste départementale, dont près de 30% n’ont jamais été élus, j’ai annoncé vouloir 15% de colistiers n’ayant pas de mandat, nous en présentons finalement plus de 44%. Certains y verront un risque d’inexpérience, je vois l’audace du vrai changement » assure le député de Villeurbanne. On a vu ce que ce dégagisme donnait comme résultat à l’Assemblée nationale comme au conseil métropolitain, mais ne soyons pas inquiets.

Bruno Bonnell et Frédérique Bangué – Photo DR

En regardant dans le détail, on constate que les têtes de liste – donc les places éligibles – sont toutes occupées par des élus LREM (députés, maires…) ! On signalera ainsi la présence sur sa liste 01 de Bernard Rey, maire de Saint Bernard, ex RPR. « On l’attendait plutôt aux sénatoriales l’an dernier » pointe un fin connaisseur des méandres politiques aindinois, d’autant qu’il a été élu président des maires ruraux de l’Ain. « Il est capable d’accepter une vice-présidence de Laurent Wauquiez »… conclut la fine lame.

Autres bonnes pioches, André Mounier, 74 ans, ancien président CCI de Saint-Étienne et membre du CESER et Frédérique Bangué, championne d’Europe d’athlétisme (photo ci-dessus). Parmi les figures connues d’ex-collombistes, celle d’Arthur Empereur, ex-community manager de Gérard Collomb et actuel conseiller du Premier Ministre, tête de liste en Savoie. En revanche, pas de place pour Yann Cucherat que Gérard Collomb voulait voir figurer sur sa liste. L’émancipation est à ce prix…

> Prochain épisode : Fabienne Grébert