Le milieu international camerounais de Lyon, Jean II Makoun, a clairement évoqué mercredi l’éventualité d’un départ de l’Olympique lyonnais lors du marché d’hiver des transferts.

 

"On y pense, au mercato et c’est tout à fait normal de voir si l’on peut avoir du temps de jeu ailleurs", a déclaré Makoun lors d’une conférence de presse après l’entraînement de l’équipe lyonnaise. "Je suis toujours le même sauf que je ne joue pas trop. Je suis là pour respecter les choix. Je me laisse du temps jusqu’au mercato", a poursuivi le milieu de terrain arrivé à l’OL en juin 2008 en provenance de Lille pour un transfert de 14 millions d’euros. "Pour l’instant, je ne veux pas tout mélanger. Il y a encore du temps. J’ai envie de jouer et je vais rester concentré et attendre", a-t-il encore dit. Makoun, qui a fait sa rentrée contre Benfica, le 2 novembre, puis à Rennes, samedi, après une blessure à une cuisse, est la cible du public de Gerland depuis son arrivée à l’OL.

 

Une partie des supporteurs le considèrent comme l’homme de l’entraîneur Claude Puel qui l’avait dirigé à Lille et le prennent à partie systématiquement, réclamant son départ depuis plusieurs semaines. "Ne pas jouer souvent à domicile, c’est difficile. Je me suis fait une raison. Je ne me suis jamais plaint et je n’en ai pas envie. Le jour de la photo officielle, j’ai parlé deux ou trois minutes avec quelques supporteurs. Je n’ai pas trop compris (leurs griefs) et on ne s’est pas compris", a encore rapporté Jean II Makoun qui avait déjà fait part, en août dernier de son envie de partir. L’attaquant Bafétimbi Gomis, arrivé du club rival, l’AS Saint-Etienne, en juillet 2009, est lui aussi la cible des sifflets de Gerland. "Nous nous glissons quelques mots par rapport à cela. Nous nous sommes faits une raison mais nous n’allons pas nous arrêter de jouer", a affirmé Makoun, notant que "si nous marquons ou adressons une passe décisive, ce sont les mêmes qui seront contents".