Texte : Nadine Fageol – Bâti en 1903 pour accueillir l’aristocratie européenne, l’hôtel de Bormes-les-Mimosas remis au goût du jour par le groupe lyonnais Mona Collection retrouve toute sa superbe. Fabuleuse histoire conviviale.

Elle, élégante allemande de formation comptable bifurque dans le mannequinat ; lui, portugais au prénom latin qui de GO à DRH en passant par chef de village est enfant du Club Med. Ensemble, Monika et Juvenal da Cunha ont, avec leur directrice, Aurélie Coquerel, créé le groupe Mona Collection qui comprend le Best Western Spa de Chassieu et le Best Western Admiral de la Tour de Salvagny.

En 2017, le couple a un véritable coup de cœur pour le Grand Hôtel, certes joyau décrépi tellement riche d’histoire et hôpital militaire durant la Grande guerre. C’est qu’il a des arguments à faire valoir ce Grand Hôtel. D’un côté, une magistrale façade classique repérable aux alentours, de l’autre une vue étourdissante sur les iles d’Or : Porquerolles, Levant et Port Cros dans la baie du Lavandou et un environnement de premier choix dans la partie préservée des constructions.

Face à la surenchère de la concurrence, le couple emporte la mise par sa persévérance comme sa bienveillance. 18 mois de travaux menés à hue et à dia en plein Covid, ils réveillent le bel endormi qui passe à quatre étoiles. Derrière la magnifique façade, naissent 43 chambres avec vue sur mer, la logistique placée à l’arrière. A la décoration, une combinaison de têtes pensantes, d’idées : les Da Cunha, leur ami Paulo Diaz, Jean-Paul Mathieu et Les Héritiers ont fait un travail merveilleux…

Sur l’aile droite, le Mona spa comme seul le trio sait faire, celui de l’hôtel de Chassieu a reçu moult prix. Dans la foulée, un bassin de nage hors sol comme suspendu entre terre, mer et pins parasols. Mais surtout le couple a voulu l’endroit ouvert à l’année afin de consolider l’équipe d’une part pour mieux cultiver une offre bien-être accessible dans un esprit maison de famille. A trois heures de train de Lyon, l’on vous récupère à la gare. Parce que ce couple est passé maitre dans l’art de l’accueil, du bien recevoir dans une certaine jovialité qu’il appelle « artisanat hôtelier ».

Derrière l’hôtel, des hectares de pinèdes avec des histoires d’art de vivre à venir sous forme de cabanes de repos, d’aires de pique-nique. Enfin à lieu, aussi surprenant, une inauguration hors norme menée tambour battant par Aurélie Coquerel & son équipe, avec le support de Jean Burdy de l’agence 5points1 au meilleur de sa reconversion… Résurrection.

Eden Rose Grand Hôtel